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Sport - Rugby - Six Nations

France-Italie avec grand chelem en tête

Durant toute la semaine, Marc Lièvremont a tout fait pour réussir cette presque gageure sous le froid soleil de Marcoussis afin que ses joueurs ne retombent pas dans l'inconstance qui a souvent fait trébucher le XV de France dès qu'il devenait favori.
Car la France sera incontestablement favorite dimanche, au Stade de France, au nom de ses trois victoires sur l'Écosse, l'Irlande et le pays de Galles qui font d'elle la seule équipe invaincue du Tournoi 2010.
Au nom aussi d'une série de belles victoires sur les Italiens, toujours battus par les Français dans le Tournoi, et souvent largement.
Malgré ces données, l'entraîneur du XV de France a d'abord essayé de provoquer « méfiance et crainte » chez ses joueurs en vantant les qualités de l'équipe italienne.
« L'Italie est une équipe particulière, personne ne s'amuse contre elle. Les Irlandais, même s'ils ont maîtrisé le match ne leur ont pas passé 40 points (29-11), les Anglais ont été sérieusement contrariés (17-12) et les Écossais y ont perdu (16-12) », a-t-il dit.
« C'est une équipe qui est très forte sur les fondamentaux avec une très, très bonne défense, des garçons courageux, agressifs, une très, très bonne conquête, qui ne produit pas beaucoup, c'est vrai, mais qui a quand même des joueurs de talent derrière capables de faire la différence. »
Didier Retière, entraîneur adjoint chargé des avants, y est allé de son argument en faisant valoir que la mêlée italienne était peut-être la plus apte à rivaliser avec la mêlée française qui a fait souffrir Écossais, Irlandais et Gallois.
« Il y a beaucoup de points communs entre la mêlée française et la mêlée italienne, c'est certainement le même état d'esprit avec une volonté d'accepter l'épreuve de force et le combat. Ça augure un gros challenge dans ce secteur-là », a-t-il dit.
Les joueurs ont suivi. Le pilier Thomas Domingo a même souligné que les Italiens « parlent la langue », et pas seulement la langue des piliers mais le français. « Il faudra être vigilants quand on parle entre nous », a-t-il souligné.
Ils n'ont pas pour autant fait de leurs adversaires de dimanche l'équipe la plus redoutable de la planète rugby.
« C'est pas les Blacks, c'est pas les SudAfs, c'est pas les Australiens mais on n'imagine pas une seconde leur mettre 30 points comme tout le monde peut l'imaginer », a dit Clément Poitrenaud.
« On aimerait bien le faire, on va se donner les moyens de faire un gros match, mais c'est sûr que ça va être compliqué. »
Marc Lièvremont, sentant peut-être que la peur de l'Italien n'était pas suffisante pour faire entrer ses joueurs comme des outsiders sur la pelouse du Stade de France, les a aussi mis face à leurs « insuffisances ».
« On s'est attachés à travailler sur le match contre le pays de Galles. On n'a pas été parfaits, loin s'en faut. Il va falloir relever notre niveau de jeu », a-t-il dit.
Sur ce front, c'est Émile Ntamack qui a été le plus volubile. Il a reproché aux joueurs le manque d'ambition dans le jeu qui a failli leur coûter la victoire à Cardiff où, après avoir mené 20-0 à la mi-temps, ils ne sont imposés que 26-20.
« La mise en place du jeu, ça passe aussi par des intentions, par de la créativité », a-t-il grondé.
Là encore, les joueurs ont suivi. Le demi d'ouverture François Trinh-Duc a fait amende honorable devant le « gros souhait » de l'entraîneur adjoint chargé des lignes arrières et a promis de « jouer un peu plus, d'être moins restrictif ».
Ultime avertissement aux joueurs, Marc Lièvremont a fait savoir qu'il allait « suivre les matches de top 14 de ce vendredi soir notamment » et qu'il était « possible qu'il y ait des remaniements au sein des 23 pour jouer l'Angleterre. »
Ce dernier message, adressé au groupe qui, à l'exception de quelques sorties pour blessure, a battu l'Irlande et Galles est clair : gagnez et gagnez bien, sinon d'autres prendront votre place.
Durant toute la semaine, Marc Lièvremont a tout fait pour réussir cette presque gageure sous le froid soleil de Marcoussis afin que ses joueurs ne retombent pas dans l'inconstance qui a souvent fait trébucher le XV de France dès qu'il devenait favori.Car la France sera incontestablement favorite dimanche, au Stade de France, au nom de ses trois victoires sur l'Écosse, l'Irlande et le pays de Galles qui font d'elle la seule équipe invaincue du Tournoi 2010.Au nom aussi d'une série de belles victoires sur les Italiens, toujours battus par les Français dans le Tournoi, et souvent largement.Malgré ces données, l'entraîneur du XV de France a d'abord essayé de provoquer « méfiance et crainte » chez ses joueurs en vantant les...
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