L’équipe de France après sa victoire 4-1 contre l’Allemagne lors du premier tour de la Coupe Davis à Toulon. Le prochain adversaire des Bleus n’est autre que le tenant de titre, l’ogre espagnol. Stringer/AFP Photo POOL
L'équipe de France a su allier beau jeu, réalisme et une efficacité qui lui à souvent fait défaut, surtout lors des moments et des points cruciaux qui basculent un set ou même un match.
Les Bleus ont montré un superbe visage. Séduisant et entreprenant, le groupe a clairement affiché ses ambitions avec les yeux rivés sur un objectif, hisser le Saladier, le trophée de la Coupe Davis qui est synonyme de champion du monde de tennis.
Au court terme, les Bleus ne pensent qu'à une chose, le choc des quarts de finale face à l'Espagne, une finale avant la lettre pour cette équipe revancharde qui attend de pied ferme et avec une grande excitation les tenants du titre. Mené par son emblématique capitaine Guy Forget, « l'équipe de France est un groupe compact qui vit très bien ensemble », déclare-t-il. Les joueurs sont très soudés sur le court comme en dehors, dans les coulisses, où la bonne ambiance et les ondes positives se font vite ressenties.
Cette solidarité et cette ambiance pourra s'avérer être un atout supplémentaire lors de ces quarts de finale puisque l'équipe de France, comme contre l'Allemagne, jouera l'intégralité des matchs contre le tenant du titre à la maison devant son public.
À quatre mois du choc, l'excitation et l'enthousiasme se font déjà fortement ressentir comme l'indiquent les propos du capitaine Guy Forget qui croit en ses joueurs et à la victoire face à l'Espagne, double tenant du titre qui, pour cette édition 2010, a démontré que c'est toujours une équipe très forte, compacte et homogène.
« On est ravi de jouer ce match face à l'Espagne, car on va affronter le double tenant du titre, l'équipe championne du monde, avec Nadal, Verdasco, Ferrero, Ferrer, Lopez. C'est une énorme équipe. La meilleure. On va la rencontrer chez nous. C'est pour nous une finale avant l'heure, ce n'est pas un match de quarts de finale. On veut battre les meilleurs du monde. On a commencé à en parler entre nous, et j'espère que tous les garçons seront au sommet de leur forme la veille des matches. » Le capitaine des Bleus veut mettre toutes le chances de son côté, « Forcément, on va éviter la terre battue comme surface de jeu. J'ai laissé les garçons s'exprimer en premier, mais effectivement, ils étaient tous d'accord pour dire que ce n'était pas sur terre battue qu'il fallait les rencontrer. On part, a priori, sur une salle avec une surface de jeu probablement plus ou moins similaire à celle de Toulon » qui a accueilli les matchs du premier tour face à l'Allemagne. « Ce sera une surface synthétique mais avec le rebond de la balle un peu plus bas. En prenant une surface comme celle-là, on se laisse le choix, à quinze jours du match, de pouvoir ralentir ou accélérer la surface en fonction du grain. Les joueurs sont partagés. Certains veulent une surface plus rapide, d'autres un peu plus lente. On choisira en fonction de la forme des uns et des autres à quinze jours du match », ajoute-t-il.
En ce qui concerne la ville qui accueillera ces quarts de la Coupe Davis 2010, il n'y aucune piste sérieuse. « La France manque vraiment de structures adéquates pour organiser de tels évènements », déclare Forget. Cela fait longtemps que c'est le cas. Aux États-Unis, on a joué à Winston-Salem qui est la 150e ville américaine. Et pourtant, elle possède une salle de 18 000 places. Nous, on n'en a même pas une en France ! Je crois savoir qu'il y a des villes qui sont en train de construire des salles, par exemple dans le Nord, pas très loin de Dunkerque. Il y en a une autre en construction actuellement à Montpellier. Mais ce ne sera pas encore prêt pour ce match-là. Aujourd'hui, on est à la recherche de ce genre de salle. « On espère que dans les années à venir, il y aura des municipalités qui vont s'engager dans de vrais projets d'envergure car c'est vraiment dramatique de ne pas pouvoir faire profiter un maximum de gens de ces rencontres », ajoute-t-il. La France accueillera donc l'Espagne, équipe tenante du titre, du 9 au 11 juillet 2010 prochain quelque part en France. Au Nord vers Dunkerque ou plutôt à Montpellier au Sud, qu'importe, tant que le spectacle est au rendez-vous.

