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Lifestyle - Cinéma

« Un prophète » triomphe aux césars

Le film a déjà été sacré à Cannes et est en route pour l'oscar.

L’équipe d’« Un prophète » au complet.

Déjà sacré à Cannes et dans la course aux oscars à Hollywood, Un prophète, le brillant film-choc sur l'univers carcéral signé par Jacques Audiard, a logiquement triomphé samedi soir aux 35es césars en remportant neuf prix, dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur. Son jeune acteur Tahar Rahim, 28 ans, a réussi un doublé historique en empochant le prix du meilleur acteur et celui du meilleur espoir masculin. Ce haletant film noir le voit sous les traits de Malik el-Djebena, sur lequel se referment les portes de la prison : illettré, sans famille, il est une page vierge où vont s'inscrire les codes brutaux de l'univers carcéral. S'adaptant remarquablement vite, il devient un vrai malfrat.
 « Je remercie mes acteurs chéris », a déclaré Jacques Audiard avant de faire de la scène du théâtre du Châtelet une tribune politique. « Il y a des gens qui demandent juste un titre de séjour (...) ce serait bien que les pouvoirs les regardent mieux et acceptent de recevoir le collectif des cinéastes pour les sans-papiers », a-t-il lancé à l'adresse notamment du ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, assis dans la salle.
Treize fois nommé, Un prophète  partait largement favori, quatre ans après le précédent triomphe d'Audiard aux césars 2006 où son film De battre mon cœur s'est
arrêté avec Romain Duris avait raflé huit statuettes, dont celles de meilleur film et du meilleur réalisateur. Heureux du « privilège » d'avoir tourné deux films avec Jacques Audiard, Niels Arestrup, césar du meilleur acteur dans un second rôle, a remercié le cinéaste « pour tout ce sang neuf (qu'il) propose dans le cinéma français, c'est important et réjouissant ».
Lauréat du Grand Prix à Cannes et en lice pour l'oscar du meilleur film étranger décerné à Hollywood le 7 mars, ce polar a aussi été primé pour son scénario, une récompense partagée entre Jacques Audiard et ses coscénaristes Abdel Raouf Dafri, Nicolas Peufaillit et Thomas Bidegain. La photo, le montage, les décors d'Un prophète ont aussi été récompensés.
À 54 ans, Isabelle Adjani a empoché son cinquième césar de la meilleure actrice, qui « couronne peut-être le rôle le plus modeste de ma carrière, un film plutôt humble », a-t-elle lancé à propos de La journée de la jupe de Jean-Paul Lilienfeld où elle campe une prof de banlieue. Au bord des larmes, elle a embrassé sa mère « où qu'elle se trouve ».
Du côté des nouveaux talents, Mélanie Thierry, 29 ans, a été sacrée meilleur espoir féminin tandis que l'auteur de BD Riad Sattouf recevait le prix du meilleur premier film avec les portraits d'adolescents de ses Beaux gosses. L'Américain Clint Eastwood a reçu le prix du meilleur film étranger avec Gran Torino, remis à l'auteur de la musique originale, son fils, le musicien Kyle Eastwood.
Déjà sacré à Cannes et dans la course aux oscars à Hollywood, Un prophète, le brillant film-choc sur l'univers carcéral signé par Jacques Audiard, a logiquement triomphé samedi soir aux 35es césars en remportant neuf prix, dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur. Son jeune acteur Tahar Rahim, 28 ans, a réussi un doublé historique en empochant le prix du meilleur acteur et celui du meilleur espoir masculin. Ce haletant film noir le voit sous les traits de Malik el-Djebena, sur lequel se referment les portes de la prison : illettré, sans famille, il est une page vierge où vont s'inscrire les codes brutaux de l'univers carcéral. S'adaptant remarquablement vite, il devient un vrai malfrat. « Je...
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