Un des plus hauts dignitaires religieux chiites a lancé une attaque sans précédent contre plusieurs ministères dirigés par des amis politiques du Premier ministre Nouri al-Maliki, à moins de dix jours des élections législatives.
D'origine pakistanaise, Bachir al-Najafi, un des quatre plus importants guides spirituels chiites, s'en est pris jeudi soir nommément au ministre (chiite) de l'Education Khodeir al-Khouzaï et a attaqué la corruption dans plusieurs ministères.
"Il y a des responsables au sein du pouvoir exécutif qui trahissent le pays, qui volent l'argent public ou qui attisent le confessionnalisme comme le ministre de l'Education Khodeir al-Khouzaï", a-t-il dit lors d'une conférence à l'université de Koufa, ville jumelle de Najaf, à 150 km au sud de Bagdad.
"Ce dernier persiste à vouloir imposer le pouvoir d'une confession sur une autre et n'écoute pas les conseils que lui prodiguent avec amour les autorités religieuses de Najaf", a-t-il ajouté.
Selon son entourage, il faisait allusion à la publication en 2008 par le ministère de l'Education d'un manuel scolaire islamique, montrant dans un chapitre intitulé "Ablutions et prières", les différences dans la prière entre sunnites et chiites, ce qui a suscité le mécontentement de la "Marjaiya" chiite, basée dans la ville sainte de Najaf.
Il a par ailleurs critiqué "la corruption et le laisser-aller dans la plupart des domaines devant servir la population comme l'eau, l'électricité, l'agriculture, le pétrole et les cartes de rationnement".
Khodeir al-Khouzaï, le ministre par intérim du Commerce chargé des cartes de rationnement Safaeddine al-Safi, et le ministre du Pétrole Hussein Chahristani sont candidats sur la liste de l'Alliance de "l'Etat de droit" du Premier ministre.
Les ministres de l'Electricité Karim Wahid et de l'Agricuture Ali al-Bahadli, sont des chiites indépendants proches de M. Maliki. En revanche le ministre des Ressources hydrauliques, Latif Rachid, est un Kurde.
La hiérarchie religieuse chiite en Irak, qui joua un rôle déterminant dans l'arrivée au pouvoir de cette communauté en 2005, avait décidé de s'abstenir de donner des consignes de vote pour éviter de choisir entre le Premier ministre et les anciens alliés de M. Maliki.
D'origine pakistanaise, Bachir al-Najafi, un des quatre plus importants guides spirituels chiites, s'en est pris jeudi soir nommément au ministre (chiite) de l'Education Khodeir al-Khouzaï et a attaqué la corruption dans plusieurs ministères.
"Il y a des responsables au sein du pouvoir exécutif qui trahissent le pays, qui volent l'argent public ou qui attisent le confessionnalisme comme le ministre de l'Education Khodeir al-Khouzaï", a-t-il dit lors d'une conférence à l'université de Koufa, ville...

