Plusieurs responsables de l'opposition, arrêtés ces derniers mois pour leur participation au mouvement de protestation post-électorale en Iran, ont été libérés, a rapporté jeudi le quotidien réformateur Bahar.
Jahanbakhsh Khanjani, membre du Parti des reconstructeurs (modéré), a été libéré sous caution. Il avait été condamné en première instance à six ans de prison ferme pour "action contre la sécurité nationale" et "propagande contre le régime", mais il a fait appel, a précisé Bahar.
D'autres activistes, dont Sara et Leyla Tavassoli ainsi que Mahmoud Naïmpour, proches de l'opposition nationaliste, de même que le réformateur Asghar Khandan (ex-membre des Gardiens de la révolution, armée idéologique du régime), ont été libérés, selon la même source.
De son côté, Ebrahim Yazdi, 79 ans, chef du Mouvement de la libération de l'Iran (MLI, libéral) arrêté il y a deux mois, a bénéficié d'une permission de sortie de dix jours et a quitté la prison.
Ces dernières semaines, d'autres personnalités de l'opposition ont été libérées sous caution, parfois après des condamnations en première instance.
Plusieurs milliers de personnes avaient été arrêtées pour leur participation au mouvement de contestation contre la réélection en juin du président Mahmoud Ahmadinejad. La plupart ont été libérées mais plusieurs centaines, notamment des dizaines de responsables réformateurs, de journalistes et de militants des droits de l'homme, sont toujours en prison.
Les appels en faveur de leur libération se sont multipliés dans la classe politique, y compris parmi les conservateurs modérés.
Des responsables de l'opposition ont cependant été condamnés à de lourdes peines de prison, et 12 personnes accusées d'avoir cherché à renverser le régime ont été condamnées à mort. Deux d'entre elles ont été exécutées en janvier, les dix autres attendent le résultat de leur appel.
Jahanbakhsh Khanjani, membre du Parti des reconstructeurs (modéré), a été libéré sous caution. Il avait été condamné en première instance à six ans de prison ferme pour "action contre la sécurité nationale" et "propagande contre le régime", mais il a fait appel, a précisé Bahar.
D'autres activistes, dont Sara et Leyla Tavassoli ainsi que Mahmoud Naïmpour, proches de l'opposition nationaliste, de même que le réformateur Asghar Khandan...

