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Après une longue traque, l'Iran arrête le chef rebelle sunnite de Joundallah

Après des années de traque, l'Iran est parvenu à arrêter mardi Abdolmalek Righi, chef du mouvement rebelle sunnite Joundallah, accusé par Téhéran d'avoir organisé de nombreux attentats meurtriers dans le pays avec le soutien du Pakistan et des Etats-Unis.

L'homme le plus recherché par les autorités iraniennes a été arrêté après l'interception mardi matin par l'Iran d'un avion qui l'ammenait de Dubaï vers le Kirghizstan, a indiqué le ministre des Renseignements Heydar Moslehi aux médias iraniens lors d'une conférence de presse.

"Au-dessus des eaux du Golfe, son avion a reçu l'ordre d'atterrir (en Iran) et Righi a été arrêté après une fouille de l'appareil", a précisé de son côté un député, Mohammad Dehghan, cité par l'agence officielle Irna.

Cette arrestation spectaculaire est le résultat d'une "opération de renseignements de 5 mois" menée par l'Iran "sans la moindre aide d'autres pays", a affirmé M. Moslehi.

Le Joundallah (armée de Dieu) a été rendu responsable par les autorités iraniennes de nombreux attentats meurtriers ces dernières années dans le sud-est de l'Iran, frontalier du Pakistan et où vit une très importante population sunnite, alors que la République islamique est à majorité chiite.

Il a notamment été accusé d'avoir perpétré l'attentat suicide qui a tué en octobre 42 personnes dont plusieurs officiers des Gardiens de la Révolution (Pasdaran, les forces armées d'élite iraniennes) à Pishin, dans la province du Sistan-Balouchistan.

Le Joundallah a également revendiqué un attentat à la bombe qui a fait plus de 20 morts et une cinquantaine de blessés en mai 2009 dans une mosquée chiite de Zahedan, capitale de cette province.

Selon M. Moslehi, Righi voyageait sous une fausse identité avec un passeport afghan "fourni par les Etats-Unis".

Le ministre a également affirmé que Righi se trouvait sur "une base américaine en Afghanistan 24 heures avant son arrestation", montrant des photos prises selon lui "par des agents iraniens à l'intérieur de cette base" qu'il n'a pas identifiée.

Toujours selon M. Moslehi, le chef du Joundallah aurait aussi "rencontré des responsables militaires de l'Otan en Afghanistan en avril 2008", et "voyagé dans des pays européens".

Téhéran accuse ce mouvement extrémiste sunnite d'être soutenu par les services de renseignement pakistanais, américain et britannique dans le but d'entretenir l'insécurité dans les régions iraniennes frontalières du Pakistan.

Le commandant des Pasdaran, le général Mohammad Ali Jafari, avait mis en cause le Pakistan après l'attentat de Pishin, affirmant avoir la "preuve" que le Joundallah bénéficiait d'un soutien d'Islamabad lui permettant notamment d'opérer depuis le territoire pakistanais.

Islamabad toutefois avait nié que les membres de Joundallah aient lancé l'attaque depuis son territoire.

Le fait que M. Righi venait de Dubaï, qui "constitue un scandale" pour cet émirat selon M. Moslehi, "montre que le régime sioniste, utilisant les Etats-Unis et l'Europe, cherche a transformer la région en un havre pour les terroristes".

"Nous avertissons les services de renseignement américain et britannique qu'ils doivent cesser de soutenir des terroristes", a ajouté le ministre.

Righi "était soutenu par les Etats-Unis et avait des liens avec eux. C'est une honte de plus pour les pays qui prétendent défendre les droits de l'Homme", a estimé de son côté mardi le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Ramin Mehmanparast.

L'Iran détient déjà un frère d'Abdolmalek Righi, Abdolhamid, qui a été condamné à mort et attend son exécution.

Après des années de traque, l'Iran est parvenu à arrêter mardi Abdolmalek Righi, chef du mouvement rebelle sunnite Joundallah, accusé par Téhéran d'avoir organisé de nombreux attentats meurtriers dans le pays avec le soutien du Pakistan et des Etats-Unis.
L'homme le plus recherché par les autorités iraniennes a été arrêté après l'interception mardi matin par l'Iran d'un avion qui l'ammenait de Dubaï vers le Kirghizstan, a indiqué le ministre des Renseignements Heydar Moslehi aux médias iraniens lors d'une conférence de presse.
"Au-dessus des eaux du Golfe, son avion a reçu l'ordre d'atterrir (en Iran) et Righi a été arrêté après une fouille de l'appareil", a...