Meilleure équipe de la phase de poules avec 16 points marqués sur 18, Bordeaux a terminé devant des monstres européens, le Bayern Munich et la Juventus de Turin, et a au moins gagné le respect. Mais les Girondins n'ont pas changé de statut et restent des nains européens (une finale de Coupe de l'UEFA perdue en 1996).
Ils gardent les faveurs du pronostic contre l'Olympiakos, qui, lui, n'a jamais atteint le dernier carré d'une Coupe d'Europe. En outre, Le Pirée aborde ce 8e de finale aller sans deux de ses meilleurs joueurs, les milieux Galletti (maladie rénale) et Dudu (pied).
Les Bordelais ont toutefois laissé voir quelques signes de faiblesse depuis le début de l'année 2010, concédant deux défaites et laissant la concurrence, qu'il avait semée, revenir sur ses talons en championnat de France. La défense a concédé trop de buts (13 en 11 matches toutes compétitions confondues) pour aborder la fleur au fusil un 8e de finale face au bouillant public rouge et blanc.
Les Girondins sont privés de leur capitaine et récupérateur numéro 1, Alou Diarra (cuisse), qui sera rétabli pour le retour (17 mars), mais ont bénéficié de six jours de repos pour préparer au mieux ce match grâce au report de Bordeaux-Auxerre en L1. Ils devraient être affutés pour le choc de ce soir.
VfB Stuttgart-FC Barcelone : le VfB y croit
Le Barça est diminué, et Stuttgart reprend du poil de la bête après un début de saison raté, mais le champion d'Europe en titre reste l'écrasant favori de cette double confrontation.
Le Barça devra pourtant jouer sans Éric Abidal (adducteurs) et Seydou Keita (cuisse), et se rend en Souabe avec trois cadres sur une jambe : Zlatan Ibrahimovic est touché à une cheville, Xavi et Dani Alves à une cuisse, ils sont incertains.
Thierry Henry, buteur samedi en Liga après trois matches passés sur le banc, pourrait enchaîner une troisième titularisation.
Stuttgart avec son capitaine français Mathieu Delpierre est, lui, au complet, à part l'absence de l'arrière gauche ivoirien Arthur Boka. Mais le VfB est surtout en pleine forme. Cinq victoires en six matches en 2010 ont ramené le champion d'Allemagne 2007 au milieu du tableau, alors que le club a été proche de la relégation.
Depuis que Markus Babbel a été remplacé par Christian Gross sur le banc, Stuttgart a retrouvé son jeu, comme le montre le 5-1 infligé à Cologne samedi grâce à un quadruplé de Cacau. Un seul but contre le Barça suffirait à son bonheur.


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