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Culture - Initiative

Amar se penche sur la musique traditionnelle arabe

La fondation Amar (Arab Music Archiving & Research) a lancé son chantier de travail et annoncé pour aujourd'hui, samedi 20 février, à 20h30, à l'amphithéâtre Aboukhater (USJ), une soirée de tarab animée par Fouad Zabadi et la formation de musique arabe traditionnelle. 

Nida’a Abou Mrad et Kamal Kassar lançant leur programme. (Sami Ayad)

Qui est Amar? Quand est-elle née ? Et quels sont ses objectifs? Autant de questions auxquelles ont répondu les membres et notamment son principal fondateur, Kamal Kassar, lors d'une conférence de presse donnée au syndicat de la presse en présence de son président, Mohammad Baalbacki.
Créée en août 2009 dans la demeure de Kamal Kassar (à l'origine de ce projet), la fondation a très vite réuni des passionnés de la musique arabe traditionnelle qui ont joint leurs efforts afin de mener à bon terme ce projet. «C'est un rêve que je nourrissais depuis longtemps, avoue Kassar. La musique a toujours été ma passion, alors que ma carrière en est complètement dissociée. Au cours de ma jeunesse, j'ai joué d'un instrument, suivi des cours de musique et suis devenu comme "addict" du tarab.» Et d'ajouter: «Tous les membres de la fondation ont, comme moi, cet amour pour la musique arabe et ce grand désir de la préserver et de la partager avec les autres.»
En effet, ce sont là les principaux objectifs de la fondation Amar: collecter, prendre soin et préserver cette musique pour enfin la transmettre aux générations futures afin qu'à leur tour elles puissent la reproduire dans les médiums adéquats de l'époque. «Nous sommes fiers d'être une sorte de gardiens de la mémoire musicale, dit le président de la fondation, car si nous sommes en possession de ces trésors enfouis sans les partager avec les autres, alors notre rôle n'aurait aucune valeur et notre mémoire serait mutilée.»

Technicité et expertise
Conscients de cette lourde responsabilité qui pèse sur leurs épaules, les principaux membres d'Amar se sont attelés, depuis le premier jour, à créer un réseau de contacts partout dans le monde afin de pouvoir rassembler cet héritage musical de la renaissance arabe, de 1903 à 1930. Avec l'aide de grands techniciens, scientifiques et experts, notamment Jean Lambert (professeur en anthropologie et musicologie au Musée de l'homme), Virginia Danielson (experte en recherches pour le Moyen-Orient), Fréderic Lagrange et Nida'a Abou Mrad, ce sont les richesses libanaises, syriennes, égyptiennes, tunisiennes, irakiennes et celles du Golfe qui sont ressuscitées: des voix qui sont passées inaperçues à cause de la notoriété envahissante d'Oum Kalsoum, comme Fatthiya Ahmad, Marie Jubran et Nadra Amine, ou encore des maîtres oubliés, comme Mohieddine Baayoun et Mouhammad el-Qubbanji.
Actuellement, Amar est en possession de six mille bandes magnétiques et de cinq mille disques (90% des productions égyptiennes) et d'une collection prestigieuse d'un grand maître. Parmi les projets à venir, Kamal Kassar précise qu'il faudrait numériser ces œuvres afin de veiller à leur préservation et les archiver selon des bases scientifiques. «Ce qui nécessitera 3 ans de travail, ajoute-t-il, et certainement des fonds supplémentaires.» La publication et la transmission sont aussi essentielles, c'est pourquoi un site et une radio sur le Net devraient être créés. Les concerts qui seront annoncés ultérieurement sont une manière de faire connaître au public cette musique traditionnelle si belle, legs intarissable du patrimoine du monde arabe.

 

C. K.

Qui est Amar? Quand est-elle née ? Et quels sont ses objectifs? Autant de questions auxquelles ont répondu les membres et notamment son principal fondateur, Kamal Kassar, lors d'une conférence de presse donnée au syndicat de la presse en présence de son président, Mohammad Baalbacki. Créée en août 2009 dans la demeure de Kamal Kassar (à l'origine de ce projet), la fondation a très vite réuni des passionnés de la musique arabe traditionnelle qui ont joint leurs efforts afin de mener à bon terme ce projet. «C'est un rêve que je nourrissais depuis longtemps, avoue Kassar. La musique a toujours été ma passion, alors que ma carrière en est complètement dissociée. Au cours de ma jeunesse, j'ai...
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