L'Iran doit améliorer sa coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) concernant son programme nucléaire faute de quoi de nouvelles sanctions contre Téhéran ne sont pas exclues, a annoncé mardi le porte-parole du président russe, Dmitri Medvedev.
"La Russie continue de penser que l'Iran devrait coopérer plus activement et plus largement avec l'AIEA et d'autres pays", a déclaré à la presse Natalia Timakova, soulignant que la position de Moscou en matière de sanctions restait inchangée.
"Si ces obligations ne sont pas remplies (par l'Iran), personne ne peut exclure des sanctions", a-t-elle ajouté.
Ce message a été transmis lundi par M. Medvedev au Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, au cours d'entretiens à Moscou, a souligné Mme Timakova.
Après les pourparlers lundi avec le chef de l'Etat russe, M. Netanyahu a rencontré mardi le Premier ministre, Vladimir Poutine, qui n'a fait aucune déclaration publique sur le nucléaire iranien, faisant simplement remarquer que les deux pays avaient des "contacts permanents sur le processus de paix" et que les "relations commerciales étaient également développées".
De son côté, M. Netanyahu, parlant à des journalistes après la rencontre, a une nouvelle fois appelé à l'adoption de sanctions efficaces contre l'Iran, comme il l'avait fait après son entretien avec Dmitri Medvedev.
"La Russie comprend très bien le problème de l'armement iranien", a-t-il déclaré par ailleurs.
"Le Premier ministre Poutine a dit clairement que l'intérêt de la Russie était le calme et la stabilité dans la région, et certainement pas de déstabiliser la région", a-t-il encore noté, décrivant la rencontre comme "très satisfaisante".
Sa visite en Russie intervient alors que Moscou a élevé le ton à l'égard de l'Iran, depuis que Téhéran a décidé la semaine dernière de commencer à enrichir son uranium jusqu'à 20%.
Moscou a condamné cette décision, la jugeant de nature à semer le doute sur la "sincérité" de la République islamique concernant son programme nucléaire controversé.
En dépit de ses dénégations répétées, l'Iran est soupçonné par Israël, qui est considéré comme la seule puissance nucléaire du Moyen-Orient, et les puissances occidentales de chercher à se doter de l'arme atomique sous couvert de son programme civil.
Un groupe de six puissances gère le dossier du nucléaire iranien, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité qui possèdent un droit de veto (Chine, Etats-Unis, France, Russie, Royaume-Uni) et l'Allemagne.
"La Russie continue de penser que l'Iran devrait coopérer plus activement et plus largement avec l'AIEA et d'autres pays", a déclaré à la presse Natalia Timakova, soulignant que la position de Moscou en matière de sanctions restait inchangée.
"Si ces obligations ne sont pas remplies (par l'Iran), personne ne peut exclure des sanctions", a-t-elle ajouté.
Ce message a été transmis lundi par M. Medvedev au Premier ministre israélien, Benjamin...

