À ce sujet, une réunion qui a regroupé les ordres de Beyrouth et de Tripoli, en présence du ministre de la Justice Ibrahim Najjar, s'est tenue hier à la Maison de l'avocat, sous la présidence des deux présidents des ordres, Amal Haddad (Beyrouth) et Antoine Ayrout (Tripoli).
À cette occasion, M. Najjar a déclaré que « la dignité et la liberté de l'avocat dans les palais de justice est essentielle ». Il a affirmé collaborer étroitement avec le ministre de l'Intérieur Ziyad Baroud pour atteindre deux objectifs : garder aux palais de justice leur spécificité tout en organisant la protection sécuritaire de leurs édifices, et prendre les mesures nécessaires contre ceux dont l'enquête prouvera la culpabilité dans cette affaire. Aux journalistes, M. Najjar a précisé que les propos qu'il a tenus « sont l'essence de l'accord conclu avec le parquet, le président du Conseil supérieur de la magistrature et le ministre de l'Intérieur ». Il a précisé que l'immunité des palais de justice est essentielle, mais que la protection de ces édifices est incontournable elle aussi.
À l'issue de la réunion, les deux ordres ont publié un communiqué dans lequel ils ont renouvelé leur condamnation de l'agression contre plusieurs avocats, dont un membre du conseil de l'ordre à Tripoli. Ils ont insisté sur la gravité de l'incident, « qui équivaut à une agression contre un juge et requiert des mesures et des pénalités extrêmes, qui ne devraient pas se limiter à l'arrestation de deux conscrits, mais à la pénalisation de tous les concernés afin que cela serve d'exemple à tous ceux qui seraient tentés de dévier du devoir dicté par leur fonction et d'agresser des avocats ».


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