En voyant jouer les deux Belges, qui ont réussi leur retour après une longue interruption, Hingis à senti « se raviver une étincelle », a-t-elle confié au téléphone à l'Associated Press. Mais pas au point de sentir se raviver la flamme.
« Pour l'heure, c'est surtout à cause des déplacements que cela implique. Si ça se jouait dans mon jardin, j'y réfléchirais à deux fois », dit-elle.
Hingis, qui fut la plus jeune joueuse à atteindre les sommets du classement l'année de ses 16 ans, avait fait une première parenthèse entre 2002 et 2006 avant un premier retour à la compétition puis a été mise sur la touche en 2007: contrôlée positive à la cocaïne, elle a été suspendue deux ans et n'a pas fait appel.
Sa punition s'est terminée le 30 septembre, mais Hingis ne songe pour l'heure qu'à disputer des tournois exhibition. Pourtant, Clijsters et Henin lui donnent du grain à moudre. La première a remporté l'US Open l'été dernier après son long congé maternité, la seconde a atteint la semaine dernière la finale de l'Open d'Australie.
« C'est sûr, ça donne à réfléchir. Le tennis, c'était toute ma vie, donc naturellement, ça fait réfléchir, dit-elle. Le tennis m'a beaucoup apporté, mais il faut savoir tourner la page. Le tennis demande aussi beaucoup de sacrifices. Je ne prendrais plus le risque aujourd'hui. On n'oublie jamais le travail et la douleur que cela exige. »

