Nico Rosberg (à gauche) a reçu l’assurance de Ross Brawn qu’il serait sur un pied d’égalité avec Michael Schumacher au sein de l’écurie Mercedes de formule 1 malgré le gouffre de performances qui sépare les deux pilotes. Kai Pfaffenbach/Reute
« Nous n'avons pas de numéro un et nous n'avons pas l'intention d'en avoir », a déclaré Ross Brawn lors de la présentation de l'écurie, rebaptisée après avoir remporté les championnats du monde des pilotes et des constructeurs sous le nom de Brawn GP.
Après trois ans de retraite, Michael Schumacher effectue son retour à la compétition à l'âge de 41 ans avec sept titres de champion du monde et 91 victoires dans des Grands Prix à son palmarès.
Nico Rosberg a 24 ans. Sa meilleure performance en quatre ans de formule 1 est une deuxième place au volant d'une Williams.
Le fils de l'ancien champion du monde Keke Rosberg pensait qu'il ferait équipe avec Jenson Button, champion du monde en titre, et a reconnu avoir été inquiet lorsqu'il a appris le départ du Britannique chez McLaren et l'arrivée de Schumacher.
« J'ai eu des doutes parce que Michael a de très bonnes relations avec Ross », a-t-il dit, faisant allusion au fait que Ross Brawn a joué un rôle majeur dans la carrière de Schumacher en tant que directeur technique de Benetton et Ferrari.
« J'ai beaucoup parlé avec Ross et Norbert Haug (président de Mercedes Sport, NDLR) et j'ai l'assurance que nous aurons les mêmes possibilités, la même voiture, le même traitement dans tous les domaines. C'est fantastique », a-t-il ajouté.
Schumacher
bougon
Michael Schumacher a néanmoins déjà pris le pas sur son coéquipier lors de l'attribution des numéros de voiture des deux pilotes puisqu'il a obtenu le numéro trois, en invoquant une aversion pour les nombres pairs. Rosberg aura le quatre.
« C'est un non-problème. C'était une simple demande et il n'y avait aucune raison de lui refuser quelque chose qui n'avait pas d'importance pour Nico », a déclaré Ross Brawn.
« Pour les deux pilotes, le numéro important est le un (qui revient au champion du monde en titre, NDLR) et il faudra qu'ils le gagnent », a-t-il ajouté.
Michael Schumacher s'est présenté d'humeur bougonne à la conférence de presse.
Il n'a notamment pas apprécié qu'un journaliste britannique lui demande si l'objectif de son retour était de prouver qu'il était « capable de gagner de belle manière », faisant allusion aux nombreuses controverses qui ont jalonné sa carrière.
« C'est sûr. 91 victoires et sept titres, on ne peut les gagner que de mauvaise manière. Vous avez absolument raison, c'est ce qu'il faut que je prouve », a-t-il répondu avec mépris, avant d'ajouter : « Je n'ai rien à prouver, ni par rapport à mon âge ni par rapport à quoi que ce soit. J'ai juste à me prouver à moi-même que je suis encore capable, mais la vraie raison de mon retour est que je suis à nouveau enthousiaste à l'idée de tout simplement conduire et retrouver la compétition au plus haut niveau du sport automobile. »

