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Liban

Affaire du cirque Monte-Carlo : les propriétaires contre-attaquent

La polémique autour du cirque Monte-Carlo, venu d'Égypte et se produisant au Liban, concernant le traitement des neuf grands félins qu'il comporte et de ses papiers légaux devient de plus en plus compliquée. La décision du ministre de l'Agriculture visant à obliger le cirque à ramener ses félins en Égypte, datant du 8 décembre, n'a toujours pas été appliquée.
Hier, le directeur général de la société Evento qui produit les spectacles du cirque au Liban, Souhail Obeid, a tenu une conférence de presse au siège du cirque à Dora pour produire un certain nombre de documents et montrer que la présence de son cirque est bien « légale » au Liban. Il a également annoncé avoir présenté un recours contre la décision du ministère de l'Agriculture au Conseil d'État.
Selon M. Obeid, sa société s'est enquise auprès du ministère de l'Agriculture dès octobre, puis une nouvelle fois en décembre, des formalités avant l'arrivée des animaux au Liban et affirme qu'on lui a principalement demandé des certificats de santé et un permis de la Convention internationale contre le trafic d'espèces en danger (Cites), ce qu'il a produit, selon lui. Il a répété qu'il ne savait pas qu'il lui fallait présenter d'autres documents et a dit avoir été « choqué » de la décision du ministre Hussein Hajj Hassan de demander au cirque de ramener les animaux en Égypte dans les 48 heures.
« Cela est impossible pratiquement, a-t-il ajouté. Nous avons tenté de rentrer en contact avec le ministre pour lui expliquer les dégâts qui seraient occasionnés à notre affaire et les répercussions sur les nombreuses familles libanaises qui en vivent. » Concernant le transport des animaux, il a assuré attendre l'arrivée des papiers de Syrie et de Jordanie, pays de transit. « Nous avons su hier que la Syrie a accepté notre demande de passage, mais a exigé un certificat de santé, ce que nous avons préparé », a-t-il précisé.
Au cours de la conférence de presse, M. Obeid a montré plusieurs documents qu'il dit avoir demandés aux autorités égyptiennes après le début de la polémique, dont les principaux sont une facture de la société égyptienne qui a vendu les puces informatiques pour les animaux (exigées à des fins de localisation), et un document du ministère égyptien de l'Agriculture qui confirme que ces puces informatiques ont été placées sur les animaux dans ce pays.
Interrogé par L'Orient-Le Jour sur ces données, le ministre Hajj Hassan a dit ne pas vouloir commenter cette affaire et a simplement assuré que « le ministère maintient sa décision, et celle-ci sera appliquée ».
Par ailleurs, au cours de sa conférence de presse, M. Obeid a fait assumer aux militants d'une association de protection des animaux (qui est l'association « Animals Lebanon ») toute la responsabilité de la polémique, étant ceux qui ont fait éclater tout ce scandale, les attaquant durement. Il a affirmé que « deux membres de cette association m'ont rendu visite à l'arrivée du cirque et m'ont demandé un soutien financier, ce que j'ai naturellement refusé, et c'est à ce moment qu'ils ont lancé cette campagne violente contre nous, exerçant un parasitage sur le ministre ». « Ils ont naturellement le droit de nier, et c'est ce qu'ils ont déjà fait », a-t-il poursuivi.
Interrogée sur ce point, Marguerite Chaarawi, membre fondateur de « Animals Lebanon », a nié en bloc ces accusations. « Nous considérons ces accusations comme de la diffamation, a-t-elle poursuivi.
D'ailleurs, si M. Obeid a des preuves, qu'il les produise, nous ne serons que trop heureux d'y répondre. » Elle rappelle que son association a été alertée sur un possible mauvais traitement des neufs félins, avant même l'arrivée du cirque au Liban, par l'association jordanienne de la princesse Alia qui, lors du passage des animaux en Jordanie, a publié un rapport extrêmement sévère sur le cirque.

S.B.
La polémique autour du cirque Monte-Carlo, venu d'Égypte et se produisant au Liban, concernant le traitement des neuf grands félins qu'il comporte et de ses papiers légaux devient de plus en plus compliquée. La décision du ministre de l'Agriculture visant à obliger le cirque à ramener ses félins en Égypte, datant du 8 décembre, n'a toujours pas été appliquée.Hier, le directeur général de la société Evento qui produit les spectacles du cirque au Liban, Souhail Obeid, a tenu une conférence de presse au siège du cirque à Dora pour produire un certain nombre de documents et montrer que la présence de son cirque est bien « légale » au Liban. Il a également...
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