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Culture

La guerre psychédélique des rues

À la galerie Agial, Charles Chahwan signe une vingtaine d'acryliques sous le thème de « Street Fight Pop Art ».

Charles Chahwan, ou l’art qui fait pop. (Sami Ayad)

Des éléments armés, des chevelures hirsutes à la Jackson Five, des chemises échancrées sur des torses velus ou des pendentifs en forme de croix, des jeans siglés, des kalachnikovs, des pistolets qui font « pan pan »... À mi-chemin entre la culture pop, les seventies et la bande dessinée, Charles Chahwan a trempé ses pinceaux dans des couleurs criardes pour raconter sa vision des évènements de mai 2008.
C'était, souvenez-vous, lorsque Beyrouth a frisé la guerre civile. Souvenir funeste, en effet, mais que Chahwan a décidé de traiter avec dérision.
Les œuvres exposées déclinent ainsi une forte connotation politique dans un emballage pour le moins amusant.
Les couleurs sont franches, hardies, parfois même criardes. Avec des prédominantes de jaune, de rouge, rose (shocking !). Les dessins sont apparentés aux croquis de bédé, dans une saveur résolument pop et même carrément Rock'n Roll. Ça boume donc dans les toiles de Chahwan et pas seulement au son des kalachnikovs et autres RPG.
Il s'agit là de la seconde exposition individuelle de Chahwan. Romancier, nouvelliste, poète et traducteur, il s'est taillé une réputation de plume alerte à l'inspiration vagabonde mais tirée du cœur de la réalité. La réalité du Liban et de ses guerres de rue, un thème qui semble beaucoup l'inspirer puisqu'il possède à son actif un recueil de nouvelles intitulées Hareb chawareh. Côté poésie, signalons deux petites plaquettes, Chab yagtassel bimoufradeh (Jeune homme se lavant seul - éditions Abhath arabiya - 85 pages) et Ahadouhom yastaaed lil kafz (L'un d'eux se prépare à sauter - Manchourate ach-Chabab - 59 pages).
Et le voilà donc aujourd'hui qui se lance dans le pop art qui en met plein la vue !

Jusqu'au 30 janvier. Rue Abdel Aziz, tél. 01/345213. www.agialart.com
Des éléments armés, des chevelures hirsutes à la Jackson Five, des chemises échancrées sur des torses velus ou des pendentifs en forme de croix, des jeans siglés, des kalachnikovs, des pistolets qui font « pan pan »... À mi-chemin entre la culture pop, les seventies et la bande dessinée, Charles Chahwan a trempé ses pinceaux dans des couleurs criardes pour raconter sa vision des évènements de mai 2008. C'était, souvenez-vous, lorsque Beyrouth a frisé la guerre civile. Souvenir funeste, en effet, mais que Chahwan a décidé de traiter avec dérision. Les œuvres exposées déclinent ainsi une forte connotation politique dans un emballage pour le moins amusant. Les couleurs sont...
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