Ces gravures colorées avaient été léguées par Blake (1757-1827) à son épouse Catherine qui les avait ensuite données à un gentilhomme, Frederick Tatham.
Leur trace avait ensuite disparu jusqu'à ce qu'elles soient retrouvées glissées dans une brochure d'horaires ferroviaires se trouvant dans une boîte d'ouvrages de seconde main achetée à la fin des années 1970 lors d'une foire aux livres locale.
Elles ont officiellement été attribuées à Blake en 2007, a précisé un porte-parole de la Tate.
«Des œuvres de Blake sont rarement mises en vente, ce qui rend cette récente découverte encore plus
extraordinaire», a relevé la Tate dans un communiqué, précisant que leur propriétaire avait fait un «prix spécial» - 441000 livres - pour que le musée puisse acquérir la
série.
Dans les années 1790, a expliqué la Tate, Blake a combiné ses talents d'auteur et d'artiste pour réaliser plusieurs séries de livres illustrés, imprimés par l'artiste avec l'aide de sa femme.
Il avait ensuite reproduit certaines images de ses livres sous forme de gravures, qui étaient toutes peaufinées au stylo et à l'encre et colorées en aquarelle, faisant de chacune une œuvre unique.
Sur les huit gravures acquises par la Tate, six sont issues du Premier livre d'Urizen (1794), une a été tirée du Livre de Thel (1789) et une autre du Mariage du Ciel et de l'Enfer (1790-1793).
Elles vont être présentées au public à la Tate Britain en juillet, avant de participer à une exposition consacrée à William Blake au musée Pouchkine de Moscou à partir de novembre.

