Une délégation d'évêques catholiques d'Europe et des Etats-Unis a dénoncé jeudi à Jérusalem les obstacles à la création d'un Etat palestinien, critiquant en particulier les démolitions de maisons et les expropriations de Palestiniens à Jérusalem-Est.
"La solution de deux Etats (israélien et palestinien) ne semble pas se rapprocher", a indiqué un communiqué publié à l'issue de la visite annuelle de dix évêques catholiques romains en Terre sainte, en appelant les "dirigeants politiques et tous les gens de bonne volonté à avoir le courage de faire la paix".
"La distance séparant Israéliens et Palestiniens s'accroît et l'absence de contacts humains mine la confiance et le dialogue", souligne ce communiqué signé par les dix prélats mandatés par le Saint-Siège.
Le texte a par ailleurs condamné "la violence, l'insécurité, les démolitions de maisons, les problèmes de permis et de visas, le tracé du +mur+ (ndlr: la barrière de séparation érigée en Cisjordanie par Israël), les expropriations de terres et autres politiques qui menacent la solution de deux Etats et la présence chrétienne" dans la région.
"Il y a une politique des autorités israéliennes qui consiste à vider Jérusalem de tout ce qui peut faire qu'elle soit la capitale de deux Etats. On voudrait faire de Jérusalem une sorte de Disneyland religieux", a déploré l'évêque d'Evry (France), Mgr Michel Dubost, lors d'une conférence de presse au siège du Patriarcat latin de Jérusalem.
Le secteur oriental de Jérusalem, à majorité arabe et dont les Palestiniens veulent faire la capitale de leur futur Etat, a été annexé par Israël après sa conquête en juin 1967, mais la communauté internationale ne reconnaît pas cette occupation.
"J'ai rencontré des étudiants qui aiment la vie, mais quand on les interroge sur l'avenir, ils se taisent, et à mon avis quand les jeunes cessent de rêver c'est quelque chose de grave", a ajouté Mgr Dubost.
Considéré comme proche du président américain Barack Obama, l'évêque de Tucson (Etats-Unis), Mgr Gerald Kicanas, a pour sa part estimé que "la situation en Terre sainte est grave. Il est important que la communauté internationale joue son rôle, en particulier les Etats-Unis".
Le prélat américain a en outre regretté l'"absence d'occasions de contacts entre les deux peuples (israélien et palestinien)", et a appelé "à encourager les rencontres, car c'est essentiel pour que les choses changent et qu'ils vivent en paix".
A un journaliste qui l'interrogeait sur l'avenir des communautés chrétiennes dans la région, Mgr Riccardo Fontana, évêque d'Arezzo-Cortona-Sansepolcro (Italie), a pour sa part déclaré: "Nous ne voulons pas que la Terre sainte devienne leur musée, et c'est pourquoi nous oeuvrons à une solution de paix".
La délégation épiscopale, qui a passé plusieurs jours en Terre sainte, a notamment visité des paroisses chrétiennes, l'Université de Bethléem et le séminaire de Beit Sahour en Cisjordanie, et a rencontré des experts israéliens et palestiniens du conflit israélo-arabe.
"La solution de deux Etats (israélien et palestinien) ne semble pas se rapprocher", a indiqué un communiqué publié à l'issue de la visite annuelle de dix évêques catholiques romains en Terre sainte, en appelant les "dirigeants politiques et tous les gens de bonne volonté à avoir le courage de faire la paix".
"La distance séparant Israéliens et Palestiniens s'accroît et l'absence de contacts humains mine la confiance et le...


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