Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a appelé jeudi l'Arménie et la Turquie à normaliser rapidement leurs relations, après la signature fin 2009 d'accords historiques de réconciliation qui doivent encore être ratifiés.
"Nous aimerions que les relations soient normalisées (...). Plus vite cela aura lieu, mieux ce sera pour l'ensemble de la région", a déclaré M. Lavrov devant la presse à l'issue d'une rencontre avec son homologue arménien, Edouard Nalbandian, à Erevan.
La Russie est prête à apporter son aide aux deux pays en matière de projets d'infrastructures, notamment dans l'électricité et les chemins de fer, une fois qu'ils auront établi des relations diplomatiques et ouvert leur frontière, a ajouté M. Lavrov.
Il a par ailleurs rejeté tout lien entre la normalisation turco-arménienne et la résolution du problème du Karabakh, territoire séparatiste d'Azerbaïdjan contrôlé par les Arméniens. "Nous ne voyons aucun lien entre le processus de normalisation turco-arménien et la résolution du problème du Nagorny Karabakh. A mes yeux, il n'est pas correct d'essayer de lier artificiellement ces deux processus".
La Turquie a fermé sa frontière avec l'Arménie en 1993 en soutien à l'Azerbaïdjan, après la prise de contrôle par Erevan, à l'issue d'un conflit armé, de l'enclave du Nagorny-Karabakh.
Le récent rapprochement turco-arménien a suscité la colère de l'Azerbaïdjan, allié traditionnel d'Ankara, qui a menacé la Turquie de représailles, notamment dans le domaine énergétique.
La Russie a engagé une médiation pour tenter d'accélérer la recherche d'un accord sur le Nagorny-Karabakh. Le président arménien, Serge Sarkissian, se rendra dans ce cadre le 18 janvier à Moscou pour une visite de travail, a précisé son service de presse.
La Turquie et l'Arménie ont signé en octobre des accords prévoyant l'établissement de relations diplomatiques et la réouverture de leur frontière, après des décennies d'hostilité, en raison des massacres et déportations d'Arméniens pendant les dernières années de l'empire ottoman, de 1915 à 1917. L'Arménie les qualifie de génocide, un terme récusé par la Turquie.
Ces accords n'entreront en vigueur qu'une fois ratifiés par les parlements des deux pays, une procédure qui pourrait encore prendre du temps.
"Nous aimerions que les relations soient normalisées (...). Plus vite cela aura lieu, mieux ce sera pour l'ensemble de la région", a déclaré M. Lavrov devant la presse à l'issue d'une rencontre avec son homologue arménien, Edouard Nalbandian, à Erevan.
La Russie est prête à apporter son aide aux deux pays en matière de projets d'infrastructures, notamment dans l'électricité et les chemins de fer, une fois qu'ils auront établi des relations...


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