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Liban - Éclairage

Les nominations administratives, un dossier brûlant qui nécessite une action urgente

Plusieurs ministres de la majorité estiment à l'heure qu'il est que l'état dans lequel se trouve actuellement l'administration mériterait que l'ensemble du gouvernement tienne un séminaire à huis clos durant plusieurs jours dans l'un des hôtels de la capitale. C'est dans ce contexte qu'un ancien Premier ministre affirme qu'il n'est plus possible pour le gouvernement de pratiquer la politique de la fuite en avant « afin d'éviter de faire face à la réalité ». S'il est vrai qu'il est très utile d'obtenir l'appui de l'extérieur - comme a veillé à le faire depuis le début de son mandat le président de la République, Michel Sleiman -, il n'en reste pas moins qu'il est tout aussi nécessaire pour le gouvernement d'agir en urgence afin de traiter les questions internes qui ne peuvent plus attendre, comme les dossiers lancinants de l'eau, de l'électricité, du trafic routier, des brèches sécuritaires. Toutes ces questions nécessiteraient des sessions permanentes de travail pour trouver des solutions adéquates à chacune d'entre elles.
Priorité parmi les priorités, le dossier des nominations. Pour qu'il soit correctement traité, il est nécessaire de procéder à la redynamisation des autorités de contrôle et de surveillance, et de respecter les critères de compétence, d'honnêteté et d'expérience ainsi que celui de l'équilibre au sein de l'administration. Quant à la nomination proprement dite, elle relève de l'action du gouvernement car c'est un acte politique par excellence, même s'il reste nécessaire aujourd'hui de libérer l'administration de la politisation rampante.
Un responsable de la majorité indique à cet égard que si le gouvernement avait, dès sa naissance, pris les initiatives adéquates, il n'aurait pas ouvert la brèche qui a permis aujourd'hui au président de la Chambre, Nabih Berry, de présenter sa proposition en ce qui concerne les nominations et il n'aurait pas été en mesure de se mêler d'un dossier qui fait strictement partie des prérogatives du pouvoir exécutif.
Le fait est qu'en réalité, toutes les composantes de l'échiquier politique insistent aujourd'hui pour le « partage » des parts dans le dossier des nominations administratives, même si tout le monde clame le contraire. À titre d'exemple, les responsables de la minorité au pouvoir relèvent que la majorité a réussi par le passé à tirer profit des nominations pour imposer son équipe et ils ne voient pas pourquoi il n'en serait pas de même aujourd'hui, maintenant qu'ils font partie de l'équipe gouvernementale. C'est ainsi que la minorité demande au ministre d'État pour la Réforme administrative d'assumer ses responsabilités et de ne pas se démettre du rôle qui lui incombe. Un autre courant insiste toutefois sur la mise en place d'un comité chargé de surveiller les nominations et qui serait constitué d'anciens présidents des autorités de contrôle, dans le but évident de faire échec à la logique de partage des parts. Ce comité serait chargé d'examiner les dossiers des candidats potentiels, dossiers qui seraient ensuite transmis et filtrés par le Conseil de la fonction publique. Celui-ci ferait enfin parvenir au gouvernement tous les dossiers qu'il estime éligibles.
Plusieurs ministres de la majorité estiment à l'heure qu'il est que l'état dans lequel se trouve actuellement l'administration mériterait que l'ensemble du gouvernement tienne un séminaire à huis clos durant plusieurs jours dans l'un des hôtels de la capitale. C'est dans ce contexte qu'un ancien Premier ministre affirme qu'il n'est plus possible pour le gouvernement de pratiquer la politique de la fuite en avant « afin d'éviter de faire face à la réalité ». S'il est vrai qu'il est très utile d'obtenir l'appui de l'extérieur - comme a veillé à le faire depuis le début de son mandat le président de la République, Michel Sleiman -, il n'en reste pas moins qu'il est tout aussi nécessaire...
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