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Yémen : un chef d'el-Qaëda tué dans l'est du pays

Le Yémen a annoncé mercredi avoir tué Abdallah Mehdar, présenté comme le chef d'el-Qaëda dans l'Est du pays où se réfugieraient les principaux responsables du réseau d'Oussama ben Laden.

Le directeur de cabinet du président Ali Abdallah Saleh, également chef de la sécurité yéménite, a assuré à l'AFP, que l'opération qui a débouché sur la mort de Mehdar était "cent pour cent yéménite et a permis la neutralisation d'un membre important du réseau".

"Le Yémen n'est pas l'Afghanistan ou le Pakistan, où les terroristes attaquent sans cesse et les autorités tentent de répondre. Ici, nous anticipons la menace. Le Yémen n'est pas un repaire de terroristes et ne le sera jamais", a déclaré Ali Al-Anisi.

Il a a ajouté que "de nombreux documents intéressants" avaient été récupérés dans la maison de Houta (province de Chabwa, à 600 km à l'Est de Sanaa) où Abdallah Mehdar a été abattu après avoir refusé de se rendre.

La mort de ce chef présumé d'el-Qaëda, âgé de 47 ans, a été annoncée par le gouverneur de la province de Chabwa (600 km à l'est de Sanaa), Ali Hassan al-Ahmadi, qui a précisé à l'AFP que Mehdar "a été tué par les forces de sécurité qui ont encerclé la maison où il était réfugié à Houta".

Ce Yéménite figure sur une liste de 152 personnes recherchées au Yémen, dont 86 Saoudiens, publiée en 2009 par le ministère yéménite de l'Intérieur.

Le chef d'el-Qaëda dans la Péninsule arabique (Aqpa), le Yéménite Nasser Al-Whaychi, et son adjoint, le Saoudien Saïd al-Chehri (bien Chehri), figurent sur cette liste.

Avant de donner l'assaut mercredi à l'aube au refuge de Mehdar, les forces de sécurité ont arrêté quatre de ses partisans. Deux d'entre eux ont été blessés dans les échanges de tirs.

Par ailleurs, deux policiers ont été tués et quatre autres blessés par des tirs d'hommes armés mardi contre des renforts des services de sécurité se rendant d'Ataq, chef-lieu de la province de Chabwa, à Houta, a indiqué le gouverneur de Chabwa. Un responsable des services de sécurité a précisé que les auteurs de l'embuscade seraient "des activistes d'el-Qaëda".

Le Yémen, pays d'origine de la famille d'Oussama ben Laden et allié des Etats-Unis dans leur guerre contre le terrorisme, a intensifié ses opérations contre el-Qaëda après la revendication par ce groupe de l'attentat manqué de Noël contre un avion américain pour lequel a été inculpé le Nigérian Umar Farouk Abdulmutallab, qui avait séjourné au Yémen.

Les autorités ont envoyé ces dernières semaines des renforts dans l'est du pays pour pourchasser les membres présumés de l'organisation qui y sont bien implantés, notamment à Chabwa.

Le 24 décembre, l'armée avait mené une opération d'envergure dans cette province où elle avait lancé un raid aérien contre une réunion d'un groupe d'el-Qaëda qui s'était soldé par la mort, selon Sanaa, de 34 personnes.

Nasser Al-Whaychi et Saïd al-Chehri, qui s'étaient repliés sur la province de Chabwa après une première opération lancée le 17 décembre dans la province voisine d'Abyane, étaient la cible du raid mais ils avaient réussi à échapper à l'attaque, selon une source de sécurité.

Par ailleurs, le Yémen a affirmé mercredi que sa proposition de dialogue avec el-Qaëda se limitait à parler aux repentis du réseau "dans le cadre d'un programme de réhabilitation", dans une mise au point au lendemain de déclarations de son ministre des Affaires étrangères, Abou Bakr Al-Kourbi.

Le ministre avait affirmé mardi que le dialogue était "le meilleur moyen de résoudre les divergences" avec les Houthis (rebelles chiites) et el-Qaëda s'ils déposent les armes et renoncent à la violence et au terrorisme", reprenant l'idée du dialogue avec el-Qaëda avancée par le président Saleh samedi.

Le Yémen a annoncé mercredi avoir tué Abdallah Mehdar, présenté comme le chef d'el-Qaëda dans l'Est du pays où se réfugieraient les principaux responsables du réseau d'Oussama ben Laden.
Le directeur de cabinet du président Ali Abdallah Saleh, également chef de la sécurité yéménite, a assuré à l'AFP, que l'opération qui a débouché sur la mort de Mehdar était "cent pour cent yéménite et a permis la neutralisation d'un membre important du réseau".
"Le Yémen n'est pas l'Afghanistan ou le Pakistan, où les terroristes attaquent sans cesse et les autorités tentent de répondre. Ici, nous anticipons la menace. Le Yémen n'est pas un repaire de...