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Liban

Frangié : Le 14 Mars n’a pas tiré les leçons du passé

Frangié : « Nous sommes fiers de nos alliances. » Photo Tony Frangié

Le député Sleimane Frangié a attiré l'attention de ceux qui agitent le spectre des armes du Hezbollah, pour effrayer les chrétiens, contre « des plans occidentaux visant à implanter les Palestiniens au Liban ». Pour lui, ce sont ces armes qui empêchent l'implantation d'être un fait accompli. Il a également attaqué Geagea et estimé que le 14 Mars n'a pas tiré les leçons du passé.
Il a par ailleurs affirmé que le départ de l'armée syrienne, en 2005, « a rendu le plus grand service » aux amis de la Syrie, puisque « la relation stratégique » avec Damas s'est maintenue, alors que « les détails quotidiens » ont disparu.
M. Frangié a affirmé en outre que « l'histoire a prouvé que la ligne politique pour laquelle s'est battu le président Sleimane Frangié était la bonne pour les chrétiens » et que « le document constitutionnel » qu'il avait élaboré aurait pu épargner au Liban des années de lutte stérile.
Le député de Zghorta, qui s'exprimait lors de l'inauguration d'une école de formation pour les étudiants membres du courant  des Marada, a affirmé que son effort politique se poursuivra et qu'il couvrira toutes les régions du Liban.
« Ceux qui sont hostiles à nos options politiques ne sont pas des ennemis, mais des adversaires, a-t-il martelé, l'ennemi est uniquement celui qui sert les intérêts d'Israël, ou ceux qui veulent la partition du Liban. »
Sur les rapports des Marada avec la Syrie, M. Frangié a affirmé : « Ils ont réussi à nous infliger un sentiment de honte pour notre alliance. Mais il y a une grande différence entre ce qui peut faire naître un tel sentiment et les liens d'amitié que nous entretenons avec le président syrien. Ces liens, nous en sommes fiers, car ils expriment nos convictions conjointes. »
« Notre ligne politique a beaucoup souffert de la présence de l'armée syrienne au Liban, a enchaîné le parlementaire, en raison des abus et des ambiguïtés nombreuses qu'elle entraînait. Aussi, le retrait syrien du Liban nous a rendu le plus grand service, car il nous a laissé nos relations stratégiques et nous a débarrassé des détails quotidiens. »
« Je peux aujourd'hui mieux défendre ma ligne politique, sans avoir besoin de défendre des fautes et des erreurs », a-t-il conclu, mettant en garde les forces politiques qui comptent sur les États-Unis contre le risque qu'elles prennent d'être abandonnées en cours de route.
« Le 14 Mars n'a pas tiré les leçons du passé. Dans les années 90, les chrétiens se sont entre-tués tandis que les autres parties s'entendaient avec la Syrie. Ils ont poursuivi la lutte et sont tombés dans le piège, et ont dû en payer le prix (...) En 1982, Israël a tourné le dos aux Kataëb et aux FL et n'a pas encouragé le compromis ; Béchir Gemayel a été tué et la guerre de la Montagne a éclaté. En 1994, ils ont encouragé Samir Geagea à poursuivre sa lutte ; résultat, il est entré en prison. Ces mêmes forces, qui refusent de se prêter au compromis, vont de nouveau se cogner la tête contre le mur. »
Le député Sleimane Frangié a attiré l'attention de ceux qui agitent le spectre des armes du Hezbollah, pour effrayer les chrétiens, contre « des plans occidentaux visant à implanter les Palestiniens au Liban ». Pour lui, ce sont ces armes qui empêchent l'implantation d'être un fait accompli. Il a également attaqué Geagea et estimé que le 14 Mars n'a pas tiré les leçons du passé.Il a par ailleurs affirmé que le départ de l'armée syrienne, en 2005, « a rendu le plus grand service » aux amis de la Syrie, puisque « la relation stratégique » avec Damas s'est maintenue, alors que « les détails quotidiens » ont disparu.M....
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