Les ministres des Affaires étrangères de cinq pays -Egypte, France, Espagne, Tunisie, Jordanie- se sont réunis mardi soir au Caire pour tenter de relancer l'Union pour la Méditerranée (UPM), toujours en proie à des difficultés de mise en place un an et demi après son lancement.
Les ministres se sont retrouvés pour une réunion et un dîner de travail, a constaté l'AFP. Aucune conférence de presse n'était prévue à l'issue de la rencontre.
Le chef de la diplomatie espagnole Miguel Angel Moratinos, qui s'exprimait à Madrid avant de se rendre au Caire, a estimé que l'UPM était "très proche de nommer son secrétaire général", un sujet en débat depuis des mois.
M. Moratinos a ajouté qu'il s'agirait d'un représentant "d'un pays arabe" et a dit espérer voir "la fumée blanche cette nuit".
Il a souligné que la nomination d'un secrétaire général permettrait notamment de préparer le second sommet de l'UPM, prévu en juin à Barcelone (nord-est de l'Espagne), dans le cadre de la présidence espagnole de l'Union européenne.
Le futur secrétaire général sera basé à Barcelone avec des adjoints palestinien, israélien, turc et de la Ligue arabe.
L'ambassadeur de Jordanie à Bruxelles, Ahmad Massa'deh, a été proposé par son pays pour ce poste. Cependant, des diplomates avaient fait savoir en décembre que cette candidature ne rencontrait pas l'assentiment général et que Paris avait par le passé cherché d'autres solutions, approchant la Tunisie pour le poste.
Les ministres devaient également aborder l'épineuse question de la présence du chef de la diplomatie israélienne Avigdor Lieberman aux réunions de l'UPM, dont l'Etat hébreu est membre.
Le Caire et d'autres capitales arabes refusent la présence du ministre en raison de ses positions ultra-nationalistes et hostiles à un Etat palestinien.
La France et l'Egypte assurent la co-présidence de l'UPM, créée le 13 juillet 2008 sur une idée du président français Nicolas Sarkozy. L'UPM compte une quarantaine de membres, dont les pays de l'UE, la Turquie, Israël et les pays arabes riverains de la Méditerranée.
Elle ambitionne, en développant des projets concrets dans divers domaines (environnement, transports, énergie, culture, éducation...), de donner un nouveau souffle à la coopération euro-méditerranéenne lancée en 1995 à Barcelone et restée lettre morte.
L'UPM a toutefois été mise en veilleuse au premier semestre 2009 en raison des tensions provoquées par l'offensive israélienne sur Gaza en début d'année. Sa relance s'est ensuite heurtée à la controverse sur une participation de M. Lieberman à ses travaux, et à l'absence d'un secrétaire général.
Les ministres se sont retrouvés pour une réunion et un dîner de travail, a constaté l'AFP. Aucune conférence de presse n'était prévue à l'issue de la rencontre.
Le chef de la diplomatie espagnole Miguel Angel Moratinos, qui s'exprimait à Madrid avant de se rendre au Caire, a estimé que l'UPM était "très proche de nommer son secrétaire général", un sujet en débat depuis des mois.
M. Moratinos a...


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