Le patron d’Alinghi Ernesto Bertarelli a réfuté hier l’accusation du challengeur américain Oracle sur le non-respect des règles de « nationalité » pour la fabrication de son maxi-catamaran.
Oracle a indiqué mardi avoir saisi le jury international de la Coupe de l'America d'un litige sur les voiles fabriquées au Nevada (États-Unis) avec lesquelles le navire suisse Alinghi 5 « navigue continuellement ».
Selon le Deed of Gift - le document régissant depuis 1887 le protocole de la course -, les navires doivent être construits dans le pays où la société nautique qu'ils représentent est établie.
« Nous considérons le Deed clair et sans ambiguïté. Il requiert que le voilier, ce qui inclut sa coque, son mât et ses voiles, soit construit dans le pays représenté par le club (nautique) », a indiqué Marcus Young, le patron d'Oracle.
Et Alinghi réfute...
Alinghi de son côté a réfuté hier l'accusation du challengeur américain.
Ces accusations « sont tout simplement fausses, le catamaran (Alinghi 5) a été construit en Suisse, tout comme ses voiles », a indiqué dans un communiqué la Société nautique de Genève (SNG), qui représente Alinghi.
Oracle avait indiqué avoir saisi le jury international de la Coupe à l'approche de la 33e édition, un duel en multicoques prévu à partir du 8 février à Valence (est de l'Espagne), une date qui pourrait être repoussée de quelques jours.
Le communiqué de la SNG accuse les Américains de « tenter une fois de plus de remporter la Coupe par le biais des tribunaux plutôt que sur l'eau » et de « chercher à éviter l'affrontement avec Alinghi le 8 février ».
Il s'agit d'un nouvel épisode dans l'interminable litige judiciaire, initié par Oracle, sur les modalités de l'épreuve, qui oppose Suisses et Américains depuis la victoire d'Alinghi dans la 32e « Cup » en juillet 2007 à Valence.
Le maxicatamaran d'Alinghi et le trimaran géant d'Oracle, qui vont participer au duel, sont attendus fin décembre-début janvier à Valence.

