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Culture - Scène

Un match d’improvisation théâtrale arbitré par Lucien Bourjeili

Au Béryte, tous les dimanches, jusqu'au 10 janvier, Lucien Bourjeili et sa troupe vous proposent un sympathique « Match Asswad Abiad» d'improvisation théâtrale*. 

Lucien Bourjeili, l’arbitre qui mène le jeu scénique des deux équipes. (Wassim Daou)

On le connaissait metteur en scène, on le retrouve en tenue d'arbitre de match. Lucien Bourjeily se serait-il mis au sport ? D'une certaine manière, oui ! Car le spectacle qu'il propose les dimanches 27 décembre, 3 et 10 janvier est une compétition certes scénique mais qui nécessite, entre autres, souffle et esprit sportifs.
L'émule d'Anton Tchekhov a donc enfilé son tee-shirt de médiateur sportif pour, sifflet aux lèvres, chronomètre et cartons jaunes en main, arbitrer le jeu de deux équipes de comédiens de sa troupe (Impro-Beirut) qui s'affrontent, l'espace d'une heure sur scène, sur le terrain de
l'improvisation.
Des équipes composées chacune de quatre comédiens (deux garçons et deux filles. Ouf, la parité est respectée !) qui, à partir de suggestions du public, vont développer, à tour de rôle, des sketches de trois minutes, top chrono.
Combinaison de deux idées ou deux mots lancés au pif par les spectateurs dans la salle, les thèmes vont de « Sur le toit d'une prison » à « Britney Spears au fil des décennies » (interprétée par l'hilarant Shant Kabakian) », en passant par « Roméo, Juliette et Einstein », « Un bus au Sri Lanka », « Un vampire dans un laboratoire » (où les comédiens ont spontanément pris l'accent syrien!) et quelques autres...
On l'aura compris, il s'agit de performances instantanées (accompagnées parfois d'une petite musique d'ambiance de Bernard Najem aux claviers) que les comédiens accomplissent sans répétition. Des performances pour lesquelles ils doivent avoir néanmoins affûté, durant les ateliers, leur souplesse corporelle, leur coordination gestuelle et surtout leur vivacité d'esprit. Car ce sont là les ingrédients de base de l'improvisation.
Il s'agit aussi d'un spectacle interactif qui fait participer le public. Lequel ne se contente pas de lancer les idées de sketches, mais se prend totalement au jeu en soutenant activement les équipes et en intervenant assidûment dans la distribution des penaltys et, par conséquent, dans le score attribué à chaque équipe.
Au premier spectacle, ce sont les « Noirs » (c'est-à-dire les hilarants Tarek Annich, Shant Kabakian, Maya Ojeil et Rossana Bou Absi) qui ont remporté la coupe. C'est donc aux « Blancs » (c'est-à-dire Raouf Khelifa, Ziad Ghawi, Nazha Harb et Maya Sebaaly) d'essayer de prendre leur revanche et de leur reprendre le trophée, ce dimanche.
Le suspense reste donc total quant aux vainqueurs de la finale. D'ici-là, la compétition se poursuivra sur trois spectacles, aux formes diverses et variées mais toujours
improvisées.
Des matches sympathiques. À voir, d'autant qu'en principe, ils ne risquent pas de dégénérer en pugilats !

* Théâtre Béryte (campus des sciences humaines de l'USJ, rue de Damas) à 20h00. Billets en vente sur place à 15 000 LL. Réservations au 03/984646.
On le connaissait metteur en scène, on le retrouve en tenue d'arbitre de match. Lucien Bourjeily se serait-il mis au sport ? D'une certaine manière, oui ! Car le spectacle qu'il propose les dimanches 27 décembre, 3 et 10 janvier est une compétition certes scénique mais qui nécessite, entre autres, souffle et esprit sportifs. L'émule d'Anton Tchekhov a donc enfilé son tee-shirt de médiateur sportif pour, sifflet aux lèvres, chronomètre et cartons jaunes en main, arbitrer le jeu de deux équipes de comédiens de sa troupe (Impro-Beirut) qui s'affrontent, l'espace d'une heure sur scène, sur le terrain de l'improvisation. Des équipes composées chacune de quatre comédiens (deux garçons et deux filles. Ouf, la...
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