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Liban

Les négociations sur le retrait israélien de Ghajar piétinent

Depuis quelques mois, c'est la douche écossaise. À ce jour personne ne sait quand le retrait de l'armée israélienne de la partie nord de Ghajar aura lieu. Depuis quelques semaines, les informations sur cette échéance abondent, notamment du côté israélien, mais rien de concret n'a pu être constaté à ce jour. Selon l'édition de Haaretz datée du 6 décembre, c'est incessamment que le cabinet israélien devait se réunir pour trancher la question du retrait. En soirée, la Finul, la partie qui est censée être officiellement informée d'un tel mouvement de troupes, ne savait rien encore de cette décision. Dans un entretien accordé à L'Orient-Le Jour, le directeur des affaires politiques et civiles des forces onusiennes, Milos Strugar, a affirmé qu'il ignorait la date à laquelle les Israéliens allaient donner leur réponse définitive. 
« Tout ce que je peux dire c'est qu'Israël est obligé de se retirer, et le principe est acquis. En acceptant la résolution 1701, l'État hébreu a accepté légalement le principe du retrait qui est désormais indiscutable », affirme M. Strugar. Ce dernier explique que les négociations qui ont lieu en ce moment avec les parties concernées ne portent aucunement sur le principe du retrait, qui est prévu par la résolution 1701, mais sur les modalités de ce retrait. Selon les observateurs, ces négociations piétinent.
Reprenant l'historique des pourparlers, le responsable onusien a indiqué qu'immédiatement après la cessation des hostilités en août 2006, les troupes israéliennes ont procédé au retrait qui a alors eu lieu de « tout le territoire sauf de la partie nord de Ghajar et d'une partie adjacente au village ». « Depuis, nous nous sommes engagés avec les deux parties pour faciliter le repli de cette localité », a-t-il dit.
En juin 2008, la Finul a fait une proposition aux deux parties dans laquelle elle présente une issue pratique pour envisager ce retrait. Le gouvernement libanais, de son côté, a donné sa réponse en août dernier en acceptant la proposition. 
En novembre 2008, Yehud Olmert, qui était alors Premier ministre, s'était dit « prêt à discuter la proposition ».
C'est à ce moment-là qu'ont commencé les négociations qui se sont d'ailleurs poursuivies au lendemain de l'accession de Benjamin Netanyahu à la tête du gouvernement et qui durent jusqu'à ce jour.
La particularité du village de Ghajar, précise M. Strugar, est qu'il est divisé au milieu par la ligne bleue et regroupe plus de 2 000 habitants. « Il y a donc un aspect humanitaire à prendre en considération, en plus de l'aspect sécuritaire. »
L'aspect humanitaire est précisément la raison pour laquelle les parties concernées examinent cette question depuis pratiquement 3 ans et demi, précise le responsable onusien.
« Nous devons trouver les arrangements adéquats afin de pouvoir minimiser les problèmes que pourront rencontrer les habitants locaux », dit-il, en rappelant que les résidents, d'origine syrienne, détiennent aujourd'hui en grande partie la nationalité israélienne. M. Strugar a cependant refusé de donner de plus amples détails sur les arrangements prévus - administratifs notamment - qui seront appliqués à la partie de la population qui passerait sous souveraineté libanaise. « Cela compromettrait la réussite du processus, qui ne doit pas être rendu public », s'est-il contenté de dire.
La Finul n'est d'ailleurs pas en contact avec les habitants locaux, assure M. Strugar.
« Nous essayons de prendre en compte le mieux possible les considérations humanitaires des personnes qui vivent sur ce territoire. Les deux parties concernées, (le Liban et la Syrie) ont également une responsabilité à ce niveau, mais la Finul ne saurait en aucun cas dépasser son mandat qui est uniquement de faciliter, superviser et vérifier le retrait de l'armée israélienne du territoire libanais, un droit que plus personne aujourd'hui ne remet en question, et qui est non négociable », insiste M. Strugar.
Autre aspect pris en compte dans le cadre des négociations sur les arrangements à prendre sur le terrain, les questions sécuritaires, notamment concernant le problème de contrebande de drogue.
Depuis quelques années et notamment après la cessation des hostilités, en 2006, un certain nombre d'incidents sécuritaires ont eu lieu dans cette région, y compris des affaires de contrebande, qui se sont à chaque fois conclus par des tirs, en faisant même un mort et des blessés. À deux occasions, des contrebandiers ont été interceptés, explique-t-il.
« Il fallait se pencher sur les aspects sécuritaires et humanitaires qui intéressent les deux parties dans le cadre de ce dossier, et œuvrer en vue de mettre en place des arrangements pour assurer un retrait pondéré de cette localité », dit-il.
Reste la question de savoir à quel moment Israël décidera son retrait.
 « Nous attendons toujours une position officielle israélienne sur notre proposition. C'est prématuré de donner des dates au stade actuel. Nous espérons que ce sera le plus tôt possible. Mais entre-temps, les discussions continuent, que ce soit sur le plan bilatéral avec chacune des parties ou dans le cadre du comité tripartite », conclut M. Strugar.

Depuis quelques mois, c'est la douche écossaise. À ce jour personne ne sait quand le retrait de l'armée israélienne de la partie nord de Ghajar aura lieu. Depuis quelques semaines, les informations sur cette échéance abondent, notamment du côté israélien, mais rien de concret n'a pu être constaté à ce jour. Selon l'édition de Haaretz datée du 6 décembre, c'est incessamment que le cabinet israélien devait se réunir pour trancher la question du retrait. En soirée, la Finul, la partie qui est censée être officiellement informée d'un tel mouvement de troupes, ne savait rien encore de cette décision. Dans un entretien accordé à L'Orient-Le Jour, le directeur des affaires...
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