"L'information que nous avions annoncée (sur la construction de dix nouveaux sites, ndlr) ne visait pas une confrontation avec l'AIEA. Nous avions demandé il y a déjà plusieurs mois à l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA) de localiser les lieux pour les nouveaux sites", a déclaré M. Ahmadinejad à la sortie du Conseil des ministres.
"Nous lui avons même demandé récemment les raisons du retard" pour la localisation de ces sites, a-t-il poursuivi.
L'AIEA a adopté le 27 novembre à une large majorité de ses 35 membres une résolution condamnant Téhéran pour son programme nucléaire, et demande la suspension de la construction du site nucléaire de Fordo (centre) dont Téhéran avait dissimulé l'existence jusqu'en septembre.
Deux jours plus tard, Téhéran a annoncé avoir décidé de construire dix nouveaux sites d'enrichissement, une annonce vécue comme une provocation par les Occidentaux.
Le chef de l'OIEA, Ali Akbar Salehi, avait alors déclaré que cette décision était une "réaction ferme" à la résolution de l'AIEA.
Et le 2 décembre, le président Ahmadinejad avait déclaré que l'Iran "produira lui-même le combustible (nucléaire) enrichi à 20% ainsi que tout ce dont il a besoin" pour développer son programme nucléaire.
Mercredi, M. Salehi a adopté un ton plus conciliant en affirmant que la "priorité de l'Iran est de coopérer avec l'AIEA et d'obtenir le combustible de l'extérieur", selon la télévision d'État.
L'enrichissement de l'uranium est au centre d'un bras de fer entre l'Iran et les grandes puissances, qui redoutent que Téhéran ne veuille utiliser ses capacités pour produire de l'uranium utilisable à des fins militaires malgré les démentis répétés des Iraniens.
L'Iran a rejeté un projet d'accord international visant à échanger son uranium faiblement enrichi (3,5%) contre du combustible nucléaire enrichi à 20% pour son réacteur de recherche de Téhéran. Ce combustible aurait été fourni par la Russie et la France après traitement de l'uranium iranien.
Les Occidentaux estimaient qu'une telle mesure, permettant de mieux contrôler les stocks iraniens, serait de nature à rétablir un climat de confiance envers Téhéran.
Mais l'Iran a exigé que l'échange de combustible se fasse sur son territoire et en quantités réduites, ce que l'AIEA a refusé.
"Nous lui avons même demandé récemment les raisons du retard" pour la localisation de ces sites, a-t-il poursuivi.
L'AIEA a adopté le 27 novembre à une large majorité de ses 35 membres une résolution condamnant Téhéran pour son programme nucléaire, et demande la suspension de la construction du site nucléaire de Fordo (centre) dont Téhéran...

