À Dubaï, l'indice DFM a clôturé à 1.940,36 points, perdant 150,80 points, soit 7,3%, pendant la séance. La Bourse d'Abou Dhabi a fini plus dans le rouge encore, à 2.668,03 points, soit une baisse de 241,93 points (8,3%). Les deux Bourses, qui étaient fermées depuis mercredi en raison de la fête musulmane de l'Adha, ont cependant évité la suspension de leur cotation, prévue dans leur règlement quand leur indice recule de 10%. Mais à Dubaï comme à Abou Dhabi, les échanges ont été extrêmement limités, avec une forte offre à la vente et pratiquement aucune demande d'achat. "On s'y attendait car les marchés ont été paniqués par les informations exagérées des médias occidentaux", a déclaré à l'AFP Haman al-Chamaa, analyste à la société financière Al-Fajr. Les craintes d'une propagation mondiale de la crise émiratie se sont toutefois atténuées lundi avec le rebond des Bourses européennes et asiatiques, qui avaient plongé en fin de semaine dernière. La chute des Bourses de Dubaï et Abou Dhabi est directement liée à l'annonce, mercredi, par les autorités de l'Émirat de leur intention de demander un moratoire sur la dette du conglomérat Dubaï World. Et l'annonce dimanche soir par la Banque centrale des Émirats de la mise à disposition de liquidités supplémentaires pour consolider le système bancaire et rassurer les investisseurs n'a visiblement pas rempli ce deuxième objectif. À Dubaï, le titre du géant immobilier Emaar a reculé de 9,86%. À Abou Dhabi, les valeurs vedettes des secteurs de l'immobilier, des télécommunications et des secteurs de l'énergie étaient les grands perdants, baissant respectivement de 9,9%, 9,73% et 9,67%. "Nous nous attendons à ce que beaucoup de portefeuilles de titres étrangers se retirent du marché. Cela terrifie évidemment les investisseurs locaux", a expliqué M. Chamaa, estimant que la baisse devrait se poursuivre mardi. Mais il a déclaré s'attendre à "de bonnes nouvelles après les fêtes". Les Bourses doivent à nouveau fermer à partir de mercredi pour quatre jours, en raison de la fête nationale émiratie. Dubaï avait annoncé mercredi son intention de demander aux créanciers de son conglomérat Dubai World, qui contrôle notamment le géant immobilier Nakheel, de surseoir de six mois, jusqu'au 30 mai 2010, au paiement de la dette arrivée à maturité.
Le moratoire envisagé concerne le paiement, prévu le 14 décembre, de 3,5 milliards de dollars d'obligations islamiques par Nakheel. Cette dernière a demandé lundi à Nasdaq Dubaï --le second marché de la ville-émirat-- la suspension des transactions sur ses obligations islamique. Le nom de Nakheel est intimement lié à la croissance démesurée et aux projets pharaoniques de Dubaï. C'est ce groupe qui a bâti une île artificielle en forme de palmier. Il doit en construire deux autres, et achever un archipel de 300 îles représentant la carte du monde. Les actions du géant portuaire DP World, faisant partie du conglomérat Dubaï World, ont pour leur part chuté de 14,88 % à la bourse de Nasdaq Dubaï. Les Bourses étaient restées fermées entre jeudi et dimanche en raison du congé lié à la fête musulmane de l'Aïd al-Adha (Fête du sacrifice).
Les autres Bourses du Golfe étaient fermées lundi, tandis que celle du Caire reculait dans la matinée de près de 7%. La Bourse de Koweït rouvre mardi. Le marché saoudien, le plus important en termes de capitalisation, reste fermé jusque samedi.
À Dubaï, l'indice DFM a clôturé à 1.940,36 points, perdant 150,80 points, soit 7,3%, pendant la séance. La Bourse d'Abou Dhabi a fini plus dans le rouge encore, à 2.668,03 points, soit une baisse de 241,93 points (8,3%). Les deux Bourses, qui étaient fermées depuis mercredi en raison de la fête musulmane de l'Adha, ont cependant évité la suspension de leur cotation, prévue dans leur règlement quand leur indice recule de 10%. Mais à Dubaï comme à Abou Dhabi, les échanges ont été extrêmement limités, avec une forte offre à la vente et pratiquement aucune demande d'achat. "On s'y attendait car les marchés ont été paniqués par les informations...

