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Liban

Gemayel rejette toute ambiguïté

L'ancien chef de l'État, Amine Gemayel, a estimé hier que la mouture de la déclaration ministérielle que l'opposition cherche à imposer comme texte officiel « ressemble à un traité entre le gouvernement libanais et le Hezbollah, et donne l'impression que le gouvernement renonce à ses prérogatives au profit de ce parti, en matière de souveraineté ».
Après avoir reçu l'ancien ministre Tammam Salam, venu exprimer sa solidarité pour la commémoration de l'assassinat de Pierre Gemayel, l'ancien président a affirmé que le « traité » auquel il fait allusion « a des incidences sur le principe de la souveraineté et sur le devoir de l'État d'étendre sa souveraineté sur l'ensemble du territoire national ».
Faisant allusion au texte sur les armes de la Résistance que la déclaration ministérielle s'apprête à adopter, M. Gemayel a ajouté : « Ce passage a également des incidences sur nos relations diplomatiques avec les instances internationales, en particulier le Conseil de sécurité et les résolutions qu'il a adoptées. »
« Tout traité entre l'État libanais et le Hezbollah contredit certaines résolutions internationales approuvées par le Conseil de sécurité dernièrement. De ce fait, a précisé M. Gemayel, la prise de position des Kataëb en la matière n'est ni impulsive, ni partisane, ni circonstancielle. Il s'agit d'une prise de position nationale par excellence destinée à préserver l'intérêt supérieur de l'État dans un contexte confus. »
Et de préciser : « Il y a ambiguïté en ce qui concerne la partie qui assume les attributs de la souveraineté nationale et cette ambiguïté expose le Liban au danger, car la région tout entière vit dans un climat d'inquiétude et de trouble, que ce soit à cause du dossier du nucléaire iranien, de l'Irak ou du fondamentalisme, toutes choses qui nous sont imposées. »
Prié de préciser si les Kataëb comptent exprimer des réserves écrites si, en fin de compte, le texte que le parti conteste est adopté, M. Gemayel a affirmé : « Chaque chose en son temps ; pour le moment, nous essayons de convaincre du bien-fondé de notre position les autres forces de la révolution du Cèdre. »

Assumer les conséquences
De leur côté, plusieurs députés de la majorité ont eux aussi pris position hier contre l'initiative Berry, d'Antoine Zahra à Okab Sakr, en passant par Atef Majdalani et Michel Pharaon.
Ce dernier s'est ainsi étonné du fait que le président de la Chambre évoque la question de l'abolition du confessionnalisme politique ou d'un amendement de la Constitution « à l'ombre d'une situation politique instable et déséquilibrée. Le climat actuel ne permet pas d'engager de grandes réformes politiques », a-t-il jugé.
Pour sa part, M. Samy Gemayel, membre du bureau politique des Kataëb, a affirmé : « Notre parti n'est pas d'accord pour légaliser les armes du Hezbollah et n'acceptera pas une telle déclaration ministérielle. » Et d'ajouter : « En cas d'incident avec Israël, le gouvernement et l'armée auront à assumer les conséquences d'un affrontement au Sud entre le Hezbollah et Israël. »
L'ancien chef de l'État, Amine Gemayel, a estimé hier que la mouture de la déclaration ministérielle que l'opposition cherche à imposer comme texte officiel « ressemble à un traité entre le gouvernement libanais et le Hezbollah, et donne l'impression que le gouvernement renonce à ses prérogatives au profit de ce parti, en matière de souveraineté ». Après avoir reçu l'ancien ministre Tammam Salam, venu exprimer sa solidarité pour la commémoration de l'assassinat de Pierre Gemayel, l'ancien président a affirmé que le « traité » auquel il fait allusion « a des incidences sur le principe de la souveraineté et sur le devoir de l'État d'étendre...
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