Selon le député, l'abolition du confessionnalisme politique signifie, notamment, l'abandon de la règle de la parité entre chrétiens et musulmans à la Chambre, ainsi que l'abandon de la confession au niveau des trois premières présidences.
M. Zahra a rappelé par ailleurs que « sous la tutelle syrienne, l'affaire de l'abolition du confessionnalisme était brandie comme un épouvantail, toutes les fois que quelqu'un évoquait la décentralisation administrative et un retrait syrien du Liban ».
De son côté, M. Michel Pharaon s'est étonné du fait que le président de la Chambre évoque la question de l'abolition du confessionnalisme politique ou d'un amendement de la Constitution « à l'ombre d'une situation politique instable et déséquilibrée ».
Pour lui, le climat actuel ne permet pas « d'engager de grandes réformes politiques ».
C'est également l'avis du député Atef Majdalani (Courant du futur), qui a souligné que l'accord de Taëf, où figure cette clause, « a voulu en faire un projet de solution et non un projet de crise et d'inquiétude pour l'avenir ».
Pour M. Majdalani, la clause préconisant la dissolution des milices n'a pas été appliquée.
Certes, a-t-il reconnu, « les armes restées aux mains de certains Libanais ont joué un rôle insigne dans la libération du territoire (...) mais aujourd'hui que ces armes se sont retournées vers l'intérieur et ont été utilisées contre d'autres Libanais, elles sont à l'origine de profondes divergences qui ont exigé l'instauration d'une table de dialogue (...). Ces armes contribuent en fait à inquiéter davantage les communautés non armées ».
Pour M. Samy Gemayel, les choses sont encore plus radicales : « Taëf a consacré la victoire d'un camp sur l'autre » et un autre accord interlibanais doit s'y substituer.
Pour le ministre Adnan Sayyed Hassan, « l'abolition du confessionnalisme politique ne signifie pas la fin du rôle joué par les chrétiens ». « On doit éliminer le confessionnalisme politique des esprits en même temps que des textes », a-t-il encore dit.


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