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Israël offre une suspension partielle de la colonisation, rejet palestinien

Israël a proposé mercredi un coup de frein temporaire à la colonisation en Cisjordanie, mais pas à Jérusalem, dans le but de relancer le processus de paix, une initiative mort-née en raison du refus des Palestiniens qui la jugent très insuffisante.

L'exclusion de Jérusalem-est de l'offre israélienne condamne toute chance de reprise du dialogue avec les Palestiniens, ces derniers considérant cette question comme non négociable.

"Le cabinet (de sécurité) a approuvé la suspension de nouvelles mises en chantier de logements en Judée-Samarie (nom biblique pour la Cisjordanie, ndlr) pour une durée de dix mois", a annoncé le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une conférence de presse.

"J'ai dit que nous sommes prêts à freiner la construction en Judée-Samarie pour une période limitée et c'est ce que nous avons fait aujourd'hui", a expliqué M. Netanyahu.

Il a toutefois précisé que "l'on permettra aux 330.000 habitants israéliens de Judée-Samarie de mener une vie normale, c'est pourquoi nous continuerons à construire des synagogues, des écoles, des jardins d'enfants et des bâtiments publics" dans les colonies de Cisjordanie.

En outre, a-t-il ajouté, "je n'impose aucune limitation à la construction à Jérusalem, notre capitale souveraine".

La proposition israélienne s'est vu opposer, comme prévu, une fin de non recevoir des Palestiniens qui ont jugé que "M. Netanyahu n'a avancé aucune formule pour relancer les négociations" de paix.

"Il n'y avait rien de nouveau dans le discours de Netanyahu", a déploré le négociateur palestinien Saëb Erakat.

"Aux yeux des Palestiniens et des Arabes, Jérusalem est une ligne rouge à ne pas franchir. Le retour aux négociations doit se faire sur la base d'un arrêt total de la colonisation", a renchéri Nabil Abou Roudeina, porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas.

Les Etats-Unis ont en revanche réagi positivement à cette annonce.

"L'annonce d'aujourd'hui faite par le gouvernement israélien aide à avancer vers la résolution du conflit israélo-palestinien", a estimé la secrétaire d'Etat Hillary Clinton.

Pourtant, le processus de paix est dans l'impasse depuis près d'un an en dépit des efforts américains pour le relancer.

La reprise des discussions achoppent sur la question de la colonisation, y compris à Jérusalem-est, à majorité arabe et annexé par Israël en juin 1967, revendiqué par les Palestiniens pour devenir la capitale de leur futur Etat.

Israël considère l'ensemble de Jérusalem, y compris le secteur oriental dont l'annexion n'est pas reconnue par la communauté internationale, comme sa capitale indivisible.

Après son adoption par le cabinet de sécurité, qui réunit les principaux ministres, ce moratoire sur la construction de nouveaux logements doit être approuvé dimanche par le conseil des ministres.

"C'est une mesure qui n'est pas facile, douloureuse, mais nous la prenons pour encourager la reprise des négociations et parvenir à la paix avec nos voisins palestiniens", a plaidé M. Netanyahu.

"J'espère que les Palestiniens et le monde arabe exploiteront cette occasion pour avancer dans la voie de la paix", a-t-il ajouté.

La décision de M. Netanyahu a été fraîchement accueillie par les colons israéliens, les religieux, l'extrême-droite et même des députés de sa majorité qui craignent la "mort des colonies".

Le chef du parti ultra-orthodoxe Shass, Elie Yishaï, ministre de l'Intérieur et vice-Premier ministre, a déclaré qu'il ne pouvait pas "accepter un gel de la colonisation ne serait-ce qu'un seul jour".

En revanche, la Paix Maintenant, une organisation de gauche opposée à la colonisation, s'est félicitée de cette "décision historique qui va dans la bonne direction".

Israël a proposé mercredi un coup de frein temporaire à la colonisation en Cisjordanie, mais pas à Jérusalem, dans le but de relancer le processus de paix, une initiative mort-née en raison du refus des Palestiniens qui la jugent très insuffisante.
L'exclusion de Jérusalem-est de l'offre israélienne condamne toute chance de reprise du dialogue avec les Palestiniens, ces derniers considérant cette question comme non négociable.
"Le cabinet (de sécurité) a approuvé la suspension de nouvelles mises en chantier de logements en Judée-Samarie (nom biblique pour la Cisjordanie, ndlr) pour une durée de dix mois", a annoncé le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une conférence de presse.
"J'ai dit que nous sommes...