Un responsable réformateur, condamné à six ans de prison dans le cadre des poursuites liées aux troubles post-électoraux en Iran, a été libéré sous caution dans l'attente de son procès en appel, ont indiqué mardi une agence de presse et son avocat.
Selon l'agence Ilna, Mohammad Atrianfar a été condamné à six ans de prison puis remis en liberté contre une caution de 500.000 dollars. Le code pénal iranien prévoit qu'une condamnation supérieure à trois mois de prison peut faire l'objet d'un appel dans les 20 jours et que le condamné peut être libéré pendant cette période.
"Après avoir remis la caution de 500.000 dollars, il va être libéré", a déclaré son avocat, Hossein Alizadeh Tabatabai, cité par l'agence Fars.
Journaliste, M. Atrianfar est membre du Parti des Reconstructeurs, un groupe réformateur fondé par des alliés de l'ancien président modéré Akbar Hachémi Rafsandjani. Il est également considéré comme étant proche d'un autre ex-président, le réformateur Mohammad Khatami.
Un autre responsable réformateur, Ali Tajernia, a été condamné à six ans de prison ferme et 74 coups de fouet pour "participation à des rassemblements pour perturber l'ordre public, propagande contre le régime et insulte contre le président de la République et les membres du gouvernement", a rapporté mardi l'agence Ilna.
Ancien député, M. Tajernia est membre du Front de la participation, un des principaux partis réformateurs. Il avait été arrêté en juin et libéré sous caution le 7 novembre.
Un journaliste réformateur de premier plan, Ahmad Zeidabadi, a également été condamné lundi à cinq ans de prison ferme dans le cadre de ces poursuites, selon l'opposition iranienne.
Dimanche, l'ancien vice-président réformateur iranien Mohammad Ali Abtahi a été condamné à six ans de prison puis libéré après le versement d'une caution de 7 milliards de rials (700.000 dollars).
M. Atrianfar et M. Abtahi avaient fait des confessions lors de leur comparution le 1er août au procès de personnes poursuivies pour leur rôle présumé dans les troubles post-électoraux.
La réélection contestée du président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad le 12 juin a été suivie par des manifestations monstres, provoquant l'une des plus graves crises au sein du régime iranien depuis l'avènement de la République islamique en 1979.
Environ 140 protestataires ont été traduits en justice. Cinq personnes accusées d'avoir pris part à ce mouvement de protestation ont été condamnées à la peine capitale et 81 autres ont écopé de peines de prison allant jusqu'à 15 ans, selon la télévision d'Etat.
Selon l'agence Ilna, Mohammad Atrianfar a été condamné à six ans de prison puis remis en liberté contre une caution de 500.000 dollars. Le code pénal iranien prévoit qu'une condamnation supérieure à trois mois de prison peut faire l'objet d'un appel dans les 20 jours et que le condamné peut être libéré pendant cette période.
"Après avoir remis la caution de 500.000 dollars, il va être libéré", a...


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