Rechercher
Rechercher

Liban

Pour faire avancer les droits de l’enfant au Liban

Nous célébrons aujourd'hui le 20e anniversaire de l'adoption de la convention internationale sur les droits de l'enfant. En définissant pour la première fois les droits des personnes de moins de dix-huit ans, cette convention a révolutionné la façon dont les gouvernements, partout dans le monde, considéraient les enfants : pour la première fois, ces derniers n'étaient plus la propriété de leurs parents, mais des détenteurs de droits. Et les conséquences de ces droits ne sont pas seulement symboliques : les droits de l'enfant impliquent un changement significatif dans les procédures judiciaires et administratives de nombreux pays.
Depuis 1989, la convention a été ratifiée par 193 États, y compris le Liban. Cependant, la ratification quasi universelle ne garantit pas à elle seule une application universelle. C'est pourquoi l'Union européenne et l'Unicef ont récemment uni leurs forces pour inciter les gouvernements à tenir leurs promesses.
En ratifiant cette convention, le Liban s'est engagé à tout mettre en œuvre pour que tous les enfants du Liban puissent effectivement jouir de ces droits. Depuis vingt ans, le Liban a fait d'énormes progrès dans l'accomplissement des droits énoncés par la convention : le nombre d'enfants qui vont à l'école est en augmentation constante, et le taux de mortalité infantile est en forte baisse depuis plusieurs années grâce aux efforts fournis par le gouvernement, les autorités locales et la société civile libanaise. Toutefois, comme dans tout autre pays, il reste des défis à relever.
Les inégalités socio-économiques au Liban constituent notre préoccupation majeure. S'il est vrai que le Liban connaît une croissance économique soutenue, il n'en reste pas moins qu'un tiers de sa population - et donc un trop grand nombre d'enfants - vit encore en dessous du seuil de pauvreté. Le dénuement contraint les parents à faire des choix difficiles. Bien que la scolarisation des enfants en première année soit presque universelle (97 %), les disparités régionales subsistent et, à l'âge de treize ans, environ 30 % des enfants du pays ont déjà abandonné l'école.
Protéger les enfants contre la violence et les abus doit également être l'une de nos priorités. Les enfants sont particulièrement affectés par la guerre, à la fois psychologiquement et socio-économiquement, et cet effet est souvent de longue durée, en particulier sur les attitudes des enfants à l'égard de la société et de la citoyenneté, ainsi que sur leur aptitude à travailler et à vivre avec les autres. À cet égard, le Liban est l'un des 19 pays prioritaires pour les programmes de l'UE sur la protection des enfants face aux conflits armés.
Au Liban, comme partout ailleurs, la plupart des droits, comme les soins de santé et de scolarisation, sont liés à la nationalité. Par conséquent, on ne pourra veiller à ce que tous les enfants jouissent de leurs droits fondamentaux tant qu'une mère libanaise n'aura pas le droit de transmettre sa nationalité à ses enfants. La diversité culturelle, religieuse et linguistique du Liban constitue une richesse unique et précieuse qui doit profiter à tous ses enfants et les aider à assurer leur avenir.
Aujourd'hui, l'Unicef et l'Union européenne unissent leurs voix pour renouveler leur engagement et leur appui aux efforts du gouvernement libanais pour la mise en œuvre des principes et des dispositions établis par la convention sur les droits de l'enfant.
L'action de l'Unicef et celle de l'Union européenne en collaboration avec les autorités, mais aussi avec les organisations non gouvernementales, ainsi que l'Unrwa, visent à lutter contre la pauvreté et à protéger les droits de l'enfant à travers des programmes de lutte contre l'exclusion, d'éducation, d'amélioration de l'accès à l'eau et à l'assainissement, de protection de l'enfance contre la violence, les abus, la négligence et les châtiments corporels, ainsi que des programmes en faveur des enfants palestiniens au Liban.
La protection des droits des enfants reste, pour nous tous, un défi à long terme. En temps de crise économique, nous devons tenir notre engagement à leur égard : ces droits ne sont pas un luxe, mais une nécessité pour un développement sain et durable du Liban.
Nous sommes convaincus que le nouveau gouvernement libanais partage notre avis et fera de la protection des enfants les plus vulnérables une priorité.


Patrick LAURENT
Chef de la Délégation de la Commission européenne au Liban

Juan Carlos GAFO
ACEVEDO
Ambassadeur d'Espagne au Liban, présidence locale de l'Union européenne

Ray Virgilio TORRES
Représentant de l'Unicef au Liban
Nous célébrons aujourd'hui le 20e anniversaire de l'adoption de la convention internationale sur les droits de l'enfant. En définissant pour la première fois les droits des personnes de moins de dix-huit ans, cette convention a révolutionné la façon dont les gouvernements, partout dans le monde, considéraient les enfants : pour la première fois, ces derniers n'étaient plus la propriété de leurs parents, mais des détenteurs de droits. Et les conséquences de ces droits ne sont pas seulement symboliques : les droits de l'enfant impliquent un changement significatif dans les procédures judiciaires et administratives de nombreux pays.Depuis 1989, la convention a été ratifiée par 193 États, y compris le...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut