Cammas et son équipage veulent repartir, mais peuvent-ils être prêts avant le 8 février, date limite de la fenêtre qu'ils avaient fixée ? Est-ce bien raisonnable aussi ?
Quel échéancier ? Cammas réagit vite, à la lumière des communications avec son équipe à terre, un échéancier pour un nouveau départ pourrait être le suivant : sept jours pour arriver au Cap, sept jours pour réparer et remonter à partir du 30 novembre sur Brest pour se remettre en attente début janvier. La remontée, au passage, permettant de valider la réparation.
Est-ce possible ? La réponse est oui, mais elle est conditionnée à la nature de l'implosion de la cloison. Si c'est consécutif à un choc avec une vague, la réparation sera réalisable et fiable. S'il s'agit d'une usure structurelle, cela est plus compliqué, car il faut en déterminer l'exacte raison. Le diagnostic sera clairement posé, en collaboration avec les architectes, en arrivant dans le port sud-africain.
Y-a-t-il un précédent ? Oui, en 1997, Olivier de Kersauson, avec Sport-Elec, était descendu à la latitude du Cap. Sentant que la météo ne permettait pas de réussir, Kersauson était remonté à Brest affirmant dans un scepticisme général qu'il repartirait... Ce qu'il fit. Et au terme de 71 j, 14 h, 22 m et 08 sec, il avait arraché ce trophée que détenaient conjointement le Néo-Zélandais Peter Blake et l'Anglais Robin Knox Johnston en 74 j, 22 h, 17 m et 22 sec.
Dans l'équipage de Sport-Elec, il y avait un jeune marin, humble comme tout débutant, c'était Thomas Coville, qui est à bord de Groupama 3 et qui barrait au moment de la découverte de l'avarie.

