« Il est trop tôt pour se réjouir, rien n'est fait », tempère le technicien ukrainien après les louanges de la presse nationale qui voit déjà son équipe en Afrique du Sud au Mondial 2010. « À Athènes, nous avons signé un résultat qui fait sérieusement grandir nos espoirs vers le succès final », a ainsi écrit La Voix de l'Ukraine.
« C'est du 50-50 », acquiesce Andreï Shevchenko, qui joue sans doute une de ses dernières cartes pour espérer aller au Mondial.
« À Athènes, on a été bons en défense et j'espère que nous le serons tout autant à Donetsk, a lancé Sheva. La Grèce, chez elle, a joué "physique" mais fair-play, et nous sommes prêts pour le match retour. »
Shevchenko, Ballon d'or 2004, tient à 33 ans à bout de bras une équipe nationale qui court après sa splendeur passée. Mais l'enjeu est plus vaste. L'absence en Coupe du monde du pays organisateur de l'Euro 2012 (en compagnie de la Pologne) serait une nouvelle humiliation pour un pays déjà raillé pour ses retards dans la préparation de l'événement et qui doit fournir à l'UEFA de nouvelles garanties avant la fin du mois de novembre.
Du côté des Grecs, tous les regards se tournent vers le sac à malices d'Otto Rehhagel, le « Roi Otto » qui avait conduit ce pays à un incroyable sacre à l'Euro 2004.
« En Ukraine, notre tactique sera de ne pas les laisser marquer et nous, avec un peu de chance, on peut marquer », a résumé le sélectionneur des Grecs. Les Ukrainiens sont prévenus.

