du Hezbollah dans sa déclaration de politique générale.
"Nous allons rédiger une nouvelle déclaration, mais sur la base du texte accepté par le précédent cabinet", a souligné le ministre de l'Information Tarek Mitri, interrogé sur la volonté du gouvernement d'y aborder la question des armes du Hezbollah.
Le précédent gouvernement de Fouad Siniora, après trois semaines de tractations difficiles pour l'élaboration de la déclaration de politique générale, n'avait finalement pas exigé le désarmement du Hezbollah.
Le parti islamiste chiite, qui mène la minorité au Parlement, est la seule faction libanaise à ne pas avoir déposé les armes après la fin de la guerre civile au Liban en 1990.
Le président de la République Michel Sleiman a présidé ce premier conseil des ministres, auquel n'a pas pris part le nouveau ministre des Affaires sociales, Salim Sayegh, membre du Kataëb.
M. Sayegh entendait protester contre la non attribution du portefeuille de l'Éducation aux Kataëb (Phalanges), membre de la majorité parlementaire menée par M. Hariri.
M. Sayegh n'en a pas moins été nommé au sein d'un comité chargé d'élaborer la déclaration de politique générale. Ce comité, fort de 12 membres, doit se réunir mercredi et dispose d'un mois pour rédiger le texte.
Le comité est composé de : Boutros Harb, Tarek Mitri, Mohammad Fneich, Jean Oghassabian, Wael Abou Faour, Ziyad Baroud, Gebran Bassil, Ali el-Chami, Charbel Nahhas, Selim Sayegh, Rayya el-Haffar et Youssef Saadé.
Lundi, après quelque cinq mois de blocage, le nouveau Premier ministre Saad Hariri, a formé un nouveau gouvernement, qui compte 30 ministres: 15 issus de sa majorité parlementaire soutenue par Washington et Ryad, 10 de la minorité proche de Damas et Téhéran, et cinq choisis par le président Sleimane.
M. Hariri a appelé à la "coopération" et émis le souhait que le conseil des ministres ne devienne pas "un lieu de querelles politiques".
Mardi, des analystes se montraient toutefois sceptiques quant à la possibilité pour le nouveau gouvernement d'afficher autre chose qu'une simple union de façade.
"Nous allons rédiger une nouvelle déclaration, mais sur la base du texte accepté par le précédent cabinet", a souligné le ministre de l'Information Tarek Mitri, interrogé sur la volonté du gouvernement d'y aborder la question des armes du Hezbollah.
Le précédent gouvernement de Fouad Siniora, après trois semaines de tractations difficiles pour l'élaboration de la déclaration de politique générale, n'avait finalement pas exigé le désarmement du Hezbollah.
Le parti islamiste chiite, qui mène la minorité au Parlement, est la seule faction libanaise à ne pas avoir déposé les armes après la fin de la guerre...

