Rokia Traoré a remporté en 2009 la Victoire du meilleur album de musiques du monde de l'année avec Tchamantché. Un album considéré par la critique comme une véritable rupture au regard du reste de l'œuvre de la diva malienne. Un nouveau style à mi-chemin entre tradition et modernité. Sur les scènes du monde, elle véhicule son univers personnel, empreint de rythmes ancestraux, de percussions vocales et de «n'goni » derrière des paroles chantées en « bambara ». Elle pioche également dans le rock et le blues dans un ensemble hybride qui repose sur les sonorités de la guitare électrique (la «gretsch»). Parfois, ici et là, une clarinette, une harpe ou des violons. On l'aura compris, la Traoré s'est très bien située dans la tradition mandingue tout en étant proche des « folkeuses » d'ailleurs.
Fille d'un diplomate malien, Rokia Traoré passe sa jeunesse entre les États-Unis, le Moyen-Orient et l'Europe. Lors de ses études à Bruxelles, elle rejoint un groupe de rap avant de décider de partir pour le Mali afin d'y expérimenter une musique dont elle se sent proche. Elle s'entoure de musiciens jouant des instruments traditionnels comme la guitare acoustique, le «n'goni», le «karignan» et le «balafon», et y ajoute des interprétations modernes. Après un passage remarqué (et remarquable!) au festival Métissage d'Angoulême, Rokia Traoré est considérée comme la révélation africaine de l'année 1997. Un an plus tard sort son premier album, Mouneissa, auquel succéderont trois autres dont le fameux Tchamantché en 2008.
Billets en vente au Virgin Megastore. Tél. : 01/999666.


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