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Liban - Conférence

Entre souveraineté et droit international, l’équilibre est difficile à trouver

À l'occasion de la parution du dernier ouvrage du père Fady Fadel, « Les échéances libanaises à l'épreuve du droit et de la politique internationale, 2007-2009 », une conférence était organisée dimanche soir au Salon du livre de Beyrouth. Ministre de l'Intérieur, ambassadeur de Belgique et président honoraire de la Cour de cassation étaient au rendez-vous.
Le Liban est décidément un cas d'école. Pour preuve, le sujet de la conférence qui a eu lieu dimanche soir au Salon du livre de Beyrouth : « La souveraineté et le droit international : les conditions d'une rencontre cohérente ». Le thème n'a pas été choisi au hasard : la table ronde s'appuie sur les arguments du dernier ouvrage du père Fady Fadel, professeur de droit international et vice-recteur de l'Université antonine, Les échéances libanaises à l'épreuve du droit et de la politique internationale, 2007-2009. Cynthia Eid, docteur en droit, chargée de présenter les protagonistes, leur offre tour à tour la parole, pour une durée de quinze minutes.
« Les gens se croisent souvent, mais rarement ils se rencontrent » : c'est par cette citation, symbolique de son opinion sur la question, que le ministre de l'Intérieur, Ziyad Baroud, se lance. Le ministre regrette la perte de puissance des lois super-étatiques, face à la prévalence de plus en plus forte des États.
« En trente ans d'existence, la Finul n'a pu retrouver son efficacité qu'après 2006, rappelle-t-il. Et pourtant, elle n'arrive toujours pas à empêcher les violations du territoire libanais par les avions israéliens. » Le ministre finit tout de même son allocution par un brin d'espoir, avec l'accession du Liban au Conseil de sécurité de l'ONU, « l'occasion de pouvoir utiliser cet outil qu'est le droit international ».
Les raisons de la présence du protagoniste suivant, l'ambassadeur de Belgique, Johan Verkammen, sont doubles : « Je suis ici grâce à la collaboration du père Fadel avec un grand éditeur belge, explique-t-il, mais aussi parce que la Belgique est l'un des pays contributeurs à la Finul. » Le contingent belge, présent au Liban depuis 2006, est l'objet de son exposé.
Place ensuite au premier président honoraire de la Cour de cassation, Antoine Khair. « Il a été notre professeur à tous ! », s'exclame Ziyad Baroud. Spécialiste de la question, il effectue un petit retour dans l'histoire, avant de parler du droit international : « Cette année, lorsque j'ai commencé mon cours à l'USJ, j'ai dit à mes étudiants : "Je vais vous parler d'un droit qui a pris un long congé, puisqu'il n'est plus appliqué". » La position du maître juridique est claire.
C'est à l'auteur que revient la tâche de clore la conférence. Comme dans son ouvrage, le père Fady Fadel, technicien du droit international, examine les relations entre les différentes résolutions de l'ONU, celle de 1978 et celle de 2006. Liens et divergences, la question n'est pas simple. Pour en savoir plus, rendez-vous le 2 décembre prochain à Baabda, où le père Fadel sera présent lors d'un colloque.

Le Liban est décidément un cas d'école. Pour preuve, le sujet de la conférence qui a eu lieu dimanche soir au Salon du livre de Beyrouth : « La souveraineté et le droit international : les conditions d'une rencontre cohérente ». Le thème n'a pas été choisi au hasard : la table ronde s'appuie sur les arguments du dernier ouvrage du père Fady Fadel, professeur de droit international et vice-recteur de l'Université antonine, Les échéances libanaises à l'épreuve du droit et de la politique internationale, 2007-2009. Cynthia Eid, docteur en droit, chargée de présenter les protagonistes, leur offre tour à tour la parole, pour une durée de quinze minutes.« Les gens...
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