Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a estimé lundi dans un entretien que l'Iran était traité de façon injuste en ce qui concerne son programme nucléaire, et qualifié de "folie" l'hypothèse d'une frappe militaire sur les infrastructures nucléaires de Téhéran.
"L'approche n'est pas très juste car ceux (qui accusent l'Iran de chercher à développer un programme nucléaire) ont de très importantes infrastructures nucléaires et ils ne le nient pas", a déclaré M. Erdogan au quotidien britannique The Guardian, faisant notamment référence aux membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies.
M. Erdogan était en visite lundi et mardi en Iran, pays soupçonné par les puissances occidentales de vouloir acquérir la bombe atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil, ce que Téhéran nie. La Turquie, membre de l'Otan, s'efforce de faire baisser la tension dans ce dossier.
M. Erdogan, considérant que les craintes occidentales relèvent d'un "commérage", a réitéré sa conviction que le programme nucléaire de Téhéran était pacifique. Il s'est dit beaucoup plus inquiet par les menaces, en particulier celles émanant d'Israël, d'une destruction de l'Iran.
"Des menaces sont parfois lancées. Si l'idée est de dévaster l'Iran ou de le supprimer complètement d'une manière ou d'une autre, je ne pense pas que ce soit bien", a indiqué M. Erdogan.
"D'un côté, on dit que l'on veut une paix mondiale, mais de l'autre on mène une approche destructrice contre un Etat qui a 10.000 ans d'histoire", a-t-il poursuivi.
Au sujet du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, le chef du gouvernement turc a déclaré: "Il n'y a aucun doute que c'est notre ami. Nous avons conservé de très bonnes relations et nous n'avons rencontré absolument aucun problème".
"L'approche n'est pas très juste car ceux (qui accusent l'Iran de chercher à développer un programme nucléaire) ont de très importantes infrastructures nucléaires et ils ne le nient pas", a déclaré M. Erdogan au quotidien britannique The Guardian, faisant notamment référence aux membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies.
M. Erdogan était en visite lundi et mardi en Iran, pays...

