Les incertitudes sur la tenue en janvier d'élections en Irak pourraient avoir des "conséquences" sur le retrait de l'armée américaine, a indiqué mercredi devant le Congrès la sous-secrétaire à la Défense Michèle Flournoy.
Si les élections irakiennes, prévues à la mi-janvier, sont remises à une date ultérieure, l'armée américaine devra se coordonner avec le gouvernement irakien pour "s'organiser sur la façon de sécuriser les élections (...) et cela pourrait bien avoir des conséquences", a dit Mme Flournoy devant la commission des Services armés de la Chambre des représentants.
Mais, a-t-elle ajouté, "notre idée est de s'en tenir à la date actuelle".
"Il reste des inquiétudes", a dit devant les parlementaires Mme Flournoy en citant le processus électoral, mais aussi la question des tensions entre les Arabes et les Kurdes, les capacités du gouvernement irakien, les possibles manifestations de violences extrémistes.
Malgré ces inquiétudes, l'objectif reste d'opérer "un retrait américain responsable qui sert notre objectif d'un Irak stable, souverain et autonome", a-t-elle ajouté en précisant que les forces de sécurité irakiennes (ISF) devaient être entièrement opérationnelles d'ici à la fin de 2011.
Les Etats-Unis comptent actuellement un peu moins de 120.000 militaires en Irak, contre plus de 143.000 au mois de janvier, a précisé aux parlementaires Mme Flournoy. L'objectif de l'administration est de réduire ce chiffre à 50.000 d'ici au 31 août 2010.
Le président Barack Obama a reçu mardi reçu le Premier ministre irakien Nouri el-Maliki à la Maison Blanche et a appelé au vote rapide d'une loi électorale par le parlement irakien pour que les élections législatives puissent se tenir en janvier comme prévu.
Or à Bagdad, le Parlement irakien a échoué mercredi à trouver un accord sur une nouvelle loi électorale, rendant problématique la tenue d'élections générales à la mi-janvier. Les négociations se poursuivent, notamment avec les Kurdes d'Irak qui demandent davantage de poids politique.
Le vice-amiral James Winnefeld un des hauts responsables du Pentagone, a relativisé mercredi devant les parlementaires d'éventuelles difficultés liées au processus électoral, en affirmant qu'avec "les 10 brigades que nous aurons sur le terrain au début de l'année prochaine, le général Odierno (commandant des forces armées en Irak, ndlr) dispose d'une force tout à fait apte à faire face à toute sorte d'imprévus".
"La dernière fois qu'il y a eu une élection nationale, nous avons eu un processus plutôt long et accablant de formation du gouvernement Maliki", s'est toutefois inquiété le représentant démocrate Joe Courtney, qui avec d'autres collègues a émis des doutes sur un retrait dans les temps.
Le vice-amiral Winnefeld, a répondu que le Pentagone tablait sur une période de "60 jours après l'élection" pour faire face à d'éventuelles violences post-électorales.
Si les élections irakiennes, prévues à la mi-janvier, sont remises à une date ultérieure, l'armée américaine devra se coordonner avec le gouvernement irakien pour "s'organiser sur la façon de sécuriser les élections (...) et cela pourrait bien avoir des conséquences", a dit Mme Flournoy devant la commission des Services armés de la Chambre des représentants.
Mais, a-t-elle ajouté, "notre idée est de s'en tenir à la date actuelle".
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