Le groupe extrémiste sunnite Jund Allah a revendiqué lundi l'attentat commis la veille dans le sud-est de l'Iran contre les Gardiens de la révolution, l'armée idéologique du régime iranien, a indiqué SITE, un américain centre de surveillance des sites islamistes.
"Le mouvement de résistance du peuple déclare qu'un de ses membres courageux du Balouchistan (...) est parvenu dimanche (...) à tuer des dizaines de chefs et de membres des Gardiens de la révolution, de miliciens bassidjis (ndlr: milices islamistes) et des responsables des services secrets iraniens", déclare le groupe dans un communiqué posté, selon SITE, sur des forums jihadistes lundi.
L'authenticité de ce texte n'a pu être vérifiée à ce stade.
Le pouvoir iranien avait accusé dès dimanche Jund Allah d'être derrière l'attentat suicide survenu dans la province du Sistan-Balouchistan et qui a fait au moins 41 morts, selon des responsables iraniens cités par les médias, dont des commandants des Gardiens de la révolution.
Téhéran a en outre accusé les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et le Pakistan d'aider ces rebelles sunnites, ce que Londres et Washington ont réfuté.
La population iranienne, forte de 70 millions d'habitants, est composée à plus de 90% de chiites, mais la province du Sistan-Balouchistan abrite une forte minorité sunnite, sur laquelle s'appuie Jund Allah.
Dans son texte, le groupe extrémiste justifie sa dernière attaque par les persécutions dont souffriraient quotidiennement cette population.
L'attentat suicide "vient en réponse aux crimes du régime iranien contre le peuple" du Sistan-Balouchistan, selon le communiqué.
"Au cours de la seule année écoulée, ce régime a, à lui seul, tué des centaines de jeunes de cette province (...), morts dans des raids, exécutés ou torturés", poursuit-il.
"Le crime de tous ceux qui ont été tués était d'être balouche et sunnite", avance-t-il.
Joundallah a multiplié ces dernières années les actions armées de plus en plus spectaculaires dans la province du Sistan-Balouchistan. Frontalière du Pakistan et l'Afghanistan, elle est considérée comme la moins sûre d'Iran en raison de la présence des rebelles mais aussi de trafiquants de drogue.
L'attaque suicide de dimanche a décapité le commandement local des Gardiens de la révolution.
En mai, Jund Allah avait revendiqué un attentat à la voiture piégée contre une mosquée chiite de Zahedan, chef-lieu de la province, qui avait fait 25 morts.
En réponse, l'Iran pourchasse les membres du groupe et, en juillet, 13 d'entre eux ont été exécutés à la prison de Zahedan.
Abdolhamid Righi, le frère du leader du Jund Allah, est emprisonné en Iran et a été condamné à mort. Il devait être pendu en juillet mais Téhéran a retardé cette exécution.
Le pouvoir iranien, les Gardiens de la révolution en tête, ont promis de répondre avec sévérité à l'attentat de dimanche.
"Le mouvement de résistance du peuple déclare qu'un de ses membres courageux du Balouchistan (...) est parvenu dimanche (...) à tuer des dizaines de chefs et de membres des Gardiens de la révolution, de miliciens bassidjis (ndlr: milices islamistes) et des responsables des services secrets iraniens", déclare le groupe dans un communiqué posté, selon SITE, sur des forums jihadistes lundi.
L'authenticité de ce texte n'a pu être vérifiée à ce...


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