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Sport

Italie : un triplé pour enjeu dans un choc de maîtres

L'Italie, qui n'a besoin que d'un nul en Éire ce soir pour disputer sa 13e Coupe du monde d'affilée, recherchera avant tout un succès de prestige pour son sélectionneur Marcello Lippi face à Giovanni Trapattoni et terminer en tête des qualifications pour la 3e fois de suite.
« Nous affrontons les champions du monde. Nous sommes obligés de les battre pour avoir une chance de prendre la tête du groupe », a affirmé Liam Brady, la légende du football irlandais et l'assistant de Trapattoni, reconnaissant indirectement la supériorité de la Nazionale, qui compte quatre points d'avance sur ses hommes.
Mais Brady, qui avait remporté un scudetto avec la Juventus après avoir porté le maillot de l'Inter et de la Sampdoria, espère que le soutien du chaud public de Croke Park (80 000 personnes attendues) et l'absence de Fabio Cannavaro, suspendu, permettront aux Irlandais d'infliger la première défaite de la campagne 2010 aux Italiens.
« Cannavaro est une grosse perte pour eux dans la mesure où il est le patron de la défense, leur capitaine et leur leader. Le jeune (Giorgio) Chiellini n'a pas son expérience », a ajouté Brady, persuadé que son équipe pourrait faire aussi bien ou mieux que le nul à Bari (1-1), en dépit de l'absence de Damien Duff, son maître à jouer, blessé. Si le milieu de terrain Daniele De Rossi s'attend à une chaude ambiance à Dublin et « un vrai test pour nous face à une équipe qui joue bien et ne perd pas à domicile », il tient aussi à relativiser le nul de l'aller : « Le match était faussé par l'exclusion rapide de (l'attaquant) Giampaolo Pazzini » (4e).

Deux monuments
Et forts de leurs 19 victoires pour seulement six nuls et une seule défaite lors des trois dernières campagnes de qualification, les Azzurri peuvent raisonnablement escompter décrocher leur ticket pour l'Afrique du Sud dès samedi soir. D'autant que leurs attaquants se sont toujours montrés d'une grande efficacité (46 buts marqués) alors que leurs défenseurs n'ont pas laissé beaucoup d'espace aux canonniers adverses (14 buts encaissés dont 3 seulement dans les éliminatoires actuelles). « Les grandes équipes peuvent perdre et comme nous avons confiance en nos moyens, tout peut arriver », espère cependant Trapattoni, l'un des plus fins connaisseurs du football italien (7 scudetti avec la Juventus et l'Inter, sélectionneur de la Squadra de 2000 à 2004). Car outre la qualification, l'enjeu du match de samedi se trouvera aussi sur les bancs avec deux maîtres incontestés du football mondial.
D'un côté, Trapattoni, 70 ans, entraîneur charismatique et énergique, qui est resté sur deux échecs avec la Nazionale : éliminée en 8es par la Corée du Sud au Mondial 2002 et au premier tour de l'Euro 2004, mais qui a redonné vie à l'Éire depuis son arrivée en 2008. De l'autre, Lippi, 65 ans, froid et appliqué, est l'homme de la 4e Coupe du monde de la sélection en Allemagne, même s'il dispose d'un palmarès moins fourni en club (cinq titres avec la Juve) alors que Trapattoni s'est aussi illustré avec le Bayern Munich, Benfica et Salzbourg.
Autre point commun entre les deux techniciens : leur amour immodéré pour la « vieille dame » qu'ils ont conduite à deux victoires en Ligue des champions.
L'Italie, qui n'a besoin que d'un nul en Éire ce soir pour disputer sa 13e Coupe du monde d'affilée, recherchera avant tout un succès de prestige pour son sélectionneur Marcello Lippi face à Giovanni Trapattoni et terminer en tête des qualifications pour la 3e fois de suite.« Nous affrontons les champions du monde. Nous sommes obligés de les battre pour avoir une chance de prendre la tête du groupe », a affirmé Liam Brady, la légende du football irlandais et l'assistant de Trapattoni, reconnaissant indirectement la supériorité de la Nazionale, qui compte quatre points d'avance sur ses hommes.Mais Brady, qui avait remporté un scudetto avec la Juventus après avoir porté le maillot de l'Inter et de la Sampdoria,...
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