Le Premier ministre français François Fillon a invité vendredi la Turquie à investir davantage en France, où sa position est "modeste" alors que les investissements français dans ce pays sont selon lui "considérables", lors d'un discours en présence du président turc Abdullah Gül.
"Il faut que les dirigeants d'entreprises turcs s'engagent davantage en France, pour y développer leur savoir-faire, pour y conquérir des marchés. Ils sont les bienvenus !", a dit le Premier ministre devant des chefs d'entreprises réunis par l'organisation du patronat français pour des "rencontres franco-turques".
"La France est le deuxième investisseur étranger en Turquie, à hauteur de 20 milliards de dollars. Notre commerce bilatéral avec la Turquie s'élève à plus de 11 milliards d'euros, ce qui en fait notre 5e partenaire hors de l'Union européenne", a détaillé M. Fillon.
Mais "autant nos investissements en Turquie sont considérables, autant les investissements turcs dans notre pays sont encore modestes", a-t-il poursuivi.
Les deux pays se sont fixé l'an dernier pour objectif de faire passer leur commerce bilatéral de 11 à 15 milliards d'euros d'ici 2012. Le Premier ministre a également plaidé pour une amélioration de la coopération industrielle, notamment dans "l'économie verte".
Le président turc s'est pour sa part livré à un plaidoyer pour les investissements étrangers dans son pays, invitant les chefs d'entreprises présents à se "rendre compte des capacités et du potentiel" de la Turquie.
Abdullah Gül est depuis mercredi à Paris pour une visite de trois jours, rendue délicate par les positions de son homologue Nicolas Sarkozy qui a fait de la France le chef de file des opposants à l'adhésion de la Turquie à l'UE, sur laquelle des négociations ont été lancées en 2005.
Les dirigeants français disent vouloir l'association "la plus étroite" entre Ankara et l'UE, sans aller jusqu'à l'adhésion. Le président turc a rappelé jeudi qu'il estimait que la place de son pays était "dans l'Europe".
MM. Gül et Sarkozy devaient inaugurer vendredi au Grand Palais à Paris une grande exposition, "De Byzance à Istanbul: un port pour deux continents", manifestation phare de la "Saison de la Turquie en France" (décidée en 2006, soit avant l'arrivée au pouvoir de M. Sarkozy) qui a débuté l'été dernier.
"Il faut que les dirigeants d'entreprises turcs s'engagent davantage en France, pour y développer leur savoir-faire, pour y conquérir des marchés. Ils sont les bienvenus !", a dit le Premier ministre devant des chefs d'entreprises réunis par l'organisation du patronat français pour des "rencontres franco-turques".
"La France est le deuxième investisseur étranger en Turquie, à hauteur de 20 milliards de dollars. Notre commerce...


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