Les travaux de la session, qui s'achève vendredi, ont été inaugurés par une allocution du patriarche hôte, Ignace Joseph III Younan, dans laquelle il a mis en évidence l'importance des laïcs dans la vie de l'Église.
« Les laïcs, a-t-il dit, forment la majeure partie de l'Église ; ce sont les ambassadeurs du Christ les plus impliqués dans la société. C'est sur eux d'abord que repose la responsabilité de l'annonce du salut et des arguments à opposer à ceux qui leur demandent raison de leur foi. Les laïcs sont exposés à longueur d'heure et de jour aux tentations de la vie et à ses défis. Ils tentent de vivre leur vie chrétienne en toute sincérité et intégrité, afin d'incarner l'Évangile dans un monde travaillé par les courants du sécularisme et du matérialisme. »
« Contrairement à ce que certains pensent, a ajouté le patriarche, notre Moyen-Orient n'est pas immunisé contre ces courants, que l'on voit se répandre partout sous le couvert de la modernité. Que l'on songe seulement au rôle que jouent à cet égard les réseaux informatiques, qui ont transformé notre planète en un village global. Les valeurs spirituelles que nous annonçons et que nous apprenons aux générations montantes, à retenir comme une priorité dans leur vie, doivent affronter aujourd'hui, chez nous comme dans le monde entier, d'immenses défis, dont le moindre n'est pas la franche hostilité et l'indifférence délibérée. »
Mgr Rylko a fait écho à cette présentation, en rappelant que le congrès sur la vocation des laïcs prépare, d'une certaine manière, le synode spécial sur le thème « L'Église catholique au Moyen-Orient, vocation et mission », qui se tiendra du 10 au 24 octobre 2010 au Vatican, à l'appel du pape Benoît XVI.


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