Rechercher
Rechercher

Culture - Spectacle

Drôle de vie dans un mètre cube !

C'est à l'initiative de l'ambassade d'Espagne que M. Kubik a installé son... m3 d'espace de vie sur les planches du Théâtre Tournesol. Le temps d'une performance hilarante !
Au centre de la scène, un grand cube d'un peu plus d'un m3, qui s'ouvre et se ferme par un panneau coulissant, symbolise une habitation urbaine typique.
Un grand échalas, en veste et pantalon noirs sur marcel blanc, lunettes de piscine sur le crâne et valise à la main, s'y glisse par une porte latérale. Là, surprise ! L'espace est si restreint que c'est à peine s'il arrive à y ouvrir son bagage. En découle une série de séquences hilarantes sur les péripéties de son emménagement...
On l'aura compris, cette pièce de 50 minutes, interprétée, sans un mot, par un comédien en solo, ironise sur la vie dans des cages à lapins, ou si vous préférez en aquariums (référence aux lunettes de natation), des habitants des grandes villes.

Dénonciation de l'absurde
Performance de mime mâtiné de clowneries, dans la plus pure tradition du théâtre muet, Metro Cubico (m3) est cependant, XXIe siècle oblige, rehaussée d'une scénographie architecturée et de projections audiovisuelles. Cela n'entame en rien, bien au contraire, la drôlerie poétique qui s'en
dégage.
Un humour faussement naïf, à la manière d'un Jacques Tati, dont Fernando Sanchez-Cabezudo, alias M. Kubik (de la compagnie ibérique Kubik producciones), revendique la filiation artistique. Et une grande finesse dans l'observation sociale qui pointe derrière le burlesque à la façon de Charlie Chaplin.
Car Metro Cubico, premier volet - dépeignant la solitude de l'homme dans les grandes villes - d'une trilogie satirique sur la vie moderne (qui compte également Le grand embouteillage et La vie de bureau) n'est pas sans évoquer Les temps modernes.
En guise de temps modernes, ce sont bien sûr les temps actuels auxquels s'attaque Fernando Sanchez-Cabezudo dans une désopilante description des nouvelles mœurs absurdes du citadin dit civilisé.
À travers ce Monsieur Kubik, personnage qu'il a lui-même créé et qu'il campe de manière magistrale, c'est le désarroi de nos sociétés contemporaines que Fernando Sanchez-Cabezudo incarne, avec autant d'humour que de réalisme.
En 50 minutes top chrono, il brosse le tableau de ces conglomérats d'individualismes que sont aujourd'hui les mégapoles occidentales, où s'entassent, dans des espaces de plus en plus restreints et de plus en plus envahis de gadgets électroniques, des individus solitaires. Des êtres au lien social en perdition, totalement dominés, voir même vampirisés, par ce florilège de machines qui les entourent. Des personnes à l'esprit annihilé par la technologie, qui ne savent plus utiliser une brosse à dents manuelle ou éteindre la télé autrement qu'en manipulant la télécommande...
Il faut saluer le brio de la prestation de ce comédien - qui a signé avec ses deux frères, Alberto et Jorge, la conception, la réalisation et la scénographie de cette pièce - qui évolue dans un espace d'autant plus difficile qu'il est étroit sans jamais perdre le fil de l'enchaînement des séquences satiriques.
Une performance chaleureusement applaudie par le public, et qui aurait pu facilement tenir l'affiche plusieurs soirs.
Espérons que l'ambassade d'Espagne programmera très bientôt Le grand embouteillage, la deuxième pièce de cette même troupe, qui semble tout aussi prometteuse. D'autant que le thème serait, là, on ne peut plus adapté au contexte libanais !
Au centre de la scène, un grand cube d'un peu plus d'un m3, qui s'ouvre et se ferme par un panneau coulissant, symbolise une habitation urbaine typique. Un grand échalas, en veste et pantalon noirs sur marcel blanc, lunettes de piscine sur le crâne et valise à la main, s'y glisse par une porte latérale. Là, surprise ! L'espace est si restreint que c'est à peine s'il arrive à y ouvrir son bagage. En découle une série de séquences hilarantes sur les péripéties de son emménagement... On l'aura compris, cette pièce de 50 minutes, interprétée, sans un mot, par un comédien en solo, ironise sur la vie dans des cages à lapins, ou si vous préférez en aquariums (référence aux lunettes...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut