Mais en gros, plus de peur que de mal. Tel est le bilan de l'incendie qui s'est déclaré hier peu après 15 heures dans la chambre d'électricité de l'immeuble Camélia, à Hazmieh. Un immeuble qui abrite des entreprises et bureaux, dont ceux du ministre sortant Élie Skaff et du député Robert Ghanem et où plusieurs boutiques de prestige ont pignon sur rue. Le feu est resté localisé à la pièce située au sous-sol de l'immeuble, grâce à l'intervention rapide des pompiers de la Défense civile. Le concierge de l'immeuble, prénommé Mouhannad, a vu les flammes en premier. « Le générateur fonctionnait. Je pense qu'il s'agit d'un court-circuit », explique-t-il, affirmant pourtant que la chambre d'électricité était en bon état. « J'ai tenté d'éteindre le feu au moyen de deux extincteurs, sans résultat. J'ai alors alerté les gens de l'immeuble. »
Mais c'est la fumée qui a provoqué le plus de dégâts, se propageant rapidement dans les étages, rendant la cage d'escalier impraticable et noircissant la façade. Résultat : plusieurs personnes coincées dans les bureaux ont dû être secourues, par les fenêtres, par les éléments de la Défense civile, qui avaient mobilisé pour l'opération trois camions de pompiers équipés de grues. Malgré la promptitude des secours, certaines ont inhalé de la fumée. Une jeune femme, employée dans un institut de beauté, au second étage, raconte que l'émanation a envahi tout l'étage, sans crier gare. « Nous n'avons pas eu le temps de descendre. Nous n'arrivions plus à respirer », précise-t-elle, après avoir reçu les premiers soins dans l'ambulance de la Croix-Rouge. Un homme, les yeux très rouges, ne s'en est toujours pas remis. Il est inquiet parce qu'il n'a pas fermé la porte du bureau où il travaille. Un proche le rassure et veut le convaincre de se laisser soigner.
Le drame a été évité de justesse. La présence quasi instantanée de la Défense civile, de l'armée libanaise, des FSI et de la Croix-Rouge, a sans aucun doute contribué à circonscrire les flammes et dégager, en moins d'une heure, les personnes bloquées dans les étages.


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