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USA : des voix s'élèvent au Congrès pour des sanctions contre l'Iran

Plusieurs parlementaires américains ont réclamé des sanctions contre l'Iran vendredi, après que Téhéran eut informé l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) qu'il construisait un second centre d'enrichissement d'uranium.

La présidente démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a estimé dans un communiqué vendredi qu'un "Iran avec des armes nucléaires est tout simplement inacceptable". "Nous devons utiliser tous les outils à notre disposition, de la diplomatie aux sanctions, pour arrêter la marche de l'Iran vers la maîtrise nucléaire", a-t-elle écrit.

"Cette nouvelle est bien sûr très troublante", a déclaré le démocrate Ike Skelton, président de la commission des Services armés de la Chambre des représentants, dans une interview à la chaîne de télévision MSNBC.

"Nous devons mettre en avant les sanctions", a-t-il dit en se référant à un texte de loi déposé au Congrès américain et réclamant des sanctions contre les compagnies exportant de l'essence vers Téhéran, afin de peser sur les ambitions nucléaires de l'Iran.

"La France et la Grande-Bretagne sont avec nous pour essayer de faire quelque chose", a-t-il souligné.

Le sénateur démocrate John Kerry, président de la commission des Affaires étrangères, a expliqué dans un communiqué qu'il "continu(ait) de soutenir les pourparlers avec l'Iran", avant d'ajouter: "il est temps maintenant de compléter les pourparlers par des sanctions plus sévères".

Le républicain Buck McKeon a profité de l'occasion pour critiquer de nouveau la décision de l'administration la semaine dernière d'abandonner le projet américain de bouclier antimissile en Europe.

"Comment l'administration peut-elle être aussi certaine que l'Iran ne développera pas des missiles balistiques de longue-portée d'ici à 2015?", a-t-il dit dans un discours devant la Chambre des représentants vendredi, avant de réclamer des sanctions "maintenant".

De son côté, le représentant républicain Mark Kirk, fervent promoteur du projet de loi de sanctions sur les livraisons d'essence, a indiqué dans un communiqué qu'il était "temps pour la Chambre de soumettre au vote la +Loi de sanctions sur le pétrole raffiné en Iran+, la semaine prochaine".

Un projet de loi similaire est en attente au Sénat.

L'Iran, bien que grand producteur de pétrole, doit importer 40% de son essence de l'étranger. Les importations iraniennes d'essence proviennent essentiellement de cinq sociétés européennes et une indienne. Il s'agit des sociétés suisses Vitol et Glencore, de la compagnie helvético-danoise Trafigura, du groupe français Total et du groupe britannique BP, ainsi que du groupe indien Reliance, tandis que le groupe Lloyds of London assure la grande majorité des navires transportant l'essence jusqu'à l'Iran.

Le président américain Barack Obama, son homologue français Nicolas Sarkozy et le Premier ministre britannique Gordon Brown ont accusé vendredi l'Iran d'avoir dissimulé pendant des années un deuxième site visant à enrichir de l'uranium, une activité qu'ils jugent "incompatible" avec un programme nucléaire civil.

Plusieurs parlementaires américains ont réclamé des sanctions contre l'Iran vendredi, après que Téhéran eut informé l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) qu'il construisait un second centre d'enrichissement d'uranium.
La présidente démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a estimé dans un communiqué vendredi qu'un "Iran avec des armes nucléaires est tout simplement inacceptable". "Nous devons utiliser tous les outils à notre disposition, de la diplomatie aux sanctions, pour arrêter la marche de l'Iran vers la maîtrise nucléaire", a-t-elle écrit.
"Cette nouvelle est bien sûr très troublante", a déclaré le démocrate Ike Skelton, président de...