« À mon avis, on a été trop dur avec Flavio, a dit à des journalistes le millionnaire, ami de Briatore et son partenaire en affaires. Je ne pense pas que c'était nécessaire, mais j'étais à la commission (de la FIA), donc je suis aussi responsable que les autres. À la réflexion, ce n'était pas nécessaire. »
Ecclestone, présent à Singapour pour assister au Grand Prix qui aura lieu dimanche, a acquiescé quand la question lui a été posée de savoir si Briatore allait manquer à la formule 1.
« Absolument... Nous avons besoin de gens comme lui. C'était beaucoup trop. »
Le magnat de la formule 1 estime que le résultat aurait été différent si Flavio Briatore avait agi différemment vis-à-vis du Conseil mondial de l'automobile de la FIA, lundi à Paris.
« Il a été invité à comparaître (...) et ses avocats ont dit que la FIA n'avait pas la compétence en ce qui le concernait - ce qui est probablement exact - mais ce n'était pas la chose à dire », a ajouté Ecclestone.
« Il aurait été plus simple de dire "J'ai été pris la main dans le sac, cela semblait une bonne idée sur le moment et je suis désolé". C'est une organisation qui travaille avec cette idée de voir les gens venir et se confesser. Honnêtement, je suis un ami de Flavio. Il s'y est mal pris, il aurait pu s'y prendre de manière complètement différente, et cela aurait été fini. » Bernie Ecclestone a conseillé à Briatore de faire appel auprès de la FIA mais de ne pas entamer d'action en justice.
« Il pourrait être entendu par la cour d'appel. Il devrait faire appel. S'il va au tribunal (...), la FIA voudra se défendre et quelqu'un dira qu'il a envoyé un jeune gars vers ce qui aurait pu être sa mort. Cela ne serait pas bienvenu », a-t-il conclu.

