La France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Espagne ou l'Italie ne font pas partie de ces accords.
L'association de radiodiffuseurs, qui détenait les droits télévisés pour l'Euro 2004, les avait perdus pour l'Euro 2008 avant de les réacquérir cette année au terme d'un appel d'offres. Le montant de la transaction n'a pas été divulgué.
Pour le secrétaire général de l'UEFA, David Taylor, « l'expertise (de l'UER) va sans aucun doute bénéficier aux spectateurs de football en Europe ».
Concrètement, l'accord permettra aux spectateurs de 29 pays de suivre les matches de l'Euro 2012 sur les chaînes publiques - notamment en Russie, en Serbie et en Turquie.
Dans ces pays, un minimum de 27 des 31 matches seront diffusés en direct sur des chaînes de télévision non payantes. D'autres programmes seront également retransmis sur Internet, des plates-formes mobiles et la radio, selon l'UEFA.
Un appel d'offres payant est par ailleurs en cours dans sept autres pays, dont le Portugal et la Hongrie, pour commercialiser ces droits de diffusion.
« Les droits de l'UEFA pour l'Euro 2012 dans les cinq marchés principaux européens (France, Royaume-Uni, Allemagne, Espagne, Italie) ont été offerts par l'UEFA en lots individuels pour chacun de ces marchés, pays par pays », a expliqué à l'AFP le directeur général, Jean Réveillon.
« La politique de l'UER est de faciliter autant que possible l'accès gratuit aux grands événements sportifs. Cela reste aujourd'hui notre attention première », a-t-il ajouté.
L'organisation a perdu en février les droits de diffusion en Europe pour les Jeux olympiques de 2014 et 2016. « Notre concept de diffusion de l'ensemble des sports olympiques a été un peu modifié, et les négociations se font sport par sport », selon M. Réveillon.
L'UER, qui détient notamment les droits de diffusion pour le Tour de France et Roland Garros, « veut maintenir le contact avec les grands événements sportifs », a-t-il insisté.
Selon le directeur général, l'organisation « cherche également de nouveaux sports télévisuels, comme le ski-flying et le biathlon. L'objectif est de défendre (...) les sports télévisuels un peu moins connus ».
Mais face à la concurrence de la télévision payante, l'UER veut « maintenir la diffusion du sport et surtout sa gratuité », selon M. Réveillon.

