Premiers défenseurs. Le Réunionnais du PSG use surtout de sa taille (1,92 m) pour soulager son camp, notamment sur les coups de pied arrêtés. « C'est un gabarit atypique, mais qui se replace bien, ne rechigne pas au travail défensif, admirait l'an passé l'entraîneur bordelais, Laurent Blanc. Des joueurs comme lui vous font un bien énorme, car il y a des joueurs autour d'eux qui profitent de leur travail pour marquer des buts. » Particulièrement mobile pour sa morphologie, le Parisien de 25 ans a également, selon son entraîneur, les facultés pour « garder le ballon et prendre la profondeur ».
Dans un style différent, l'Argentin hargneux se met au service de l'équipe, notamment dès la perte du ballon, pour initier le pressing. « Lorsque nous sommes allés le voir jouer au Portugal, il se battait avec la même générosité contre Benfica que face à Maritimo Funchal, se rappelle Bernard Lacombe, qui le compare à Wiltord. Il entraîne tout le monde dans son sillage. » Technicien, le petit Lisandro (1,74 m) est difficile à cerner. Ex-buteur maison, Sonny Anderson a noté son sens de l'anticipation.
Personnalités
Expansif contre introverti. Pendant que le taiseux lyonnais rechigne même à se dévoiler devant ses propres partenaires, le boute-en-train parisien n'hésite jamais à animer les séances. Lisandro « n'a pas besoin de beaucoup s'exprimer ni de beaucoup de relations avec les autres », confirme son président Jean-Michel Aulas. Discret sans doute par timidité, l'ex-diable de Porto se démarque essentiellement grâce à sa barbe taillée en pointe. « On me demande surtout de jouer au football », concluait-il récemment dans l'un de ses rares entretiens accordé au Progrès.
« En arrivant, j'observe, je prends mes repères, et une fois que je suis bien à l'aise, je me lâche, assure pour sa part Hoarau. Aujourd'hui, on va dire que je fais partie de la troupe des guignols ». Chambreur et malicieux, le Réunionnais qui arrivait du Havre n'a pas mis plus de quelques mois pour être adopté l'an passé par le vestiaire parisien qui compte des spécialistes avec Giuly et Traoré.
Importance
Équilibre entre dépendance et fragilité. Pour l'OL, la dépendance est déjà évidente puisque Lisandro a inscrit six buts en autant de rencontres (dont quatre en C1). Après ses 17 buts en L1 l'an passé, Hoarau, lui, n'a toujours pas ouvert son compteur, mais la longue indisponibilité de son coéquipier Erding, qui avait su se montrer efficace avant sa blessure, le contraint désormais à retrouver rapidement son niveau. Les deux hommes sont cependant dans des états de forme incertains, consécutifs à des blessures survenues lors de l'intersaison. Titularisé à Monaco pour la première fois seulement depuis avril, le Parisien a longtemps été freiné par des douleurs récurrentes aux adducteurs et a même été victime d'une légère rechute en juillet, qui a différé son retour. « Cette période fait partie des moments difficiles d'une carrière », a-t-il reconnu du bout des lèvres. Il lui faut maintenant retrouver le rythme de la compétition afin de confirmer l'excellente première saison réalisée au sein de l'élite française. Le rythme, le Lyonnais l'a, mais l'incertitude demeure sur sa capacité à enchaîner les efforts après sa blessure à une cuisse causée par un tennis - ballon qui l'a immobilisé dix jours. L'OL attend avec impatience de voir demain face à Paris si son buteur, qui a déjà manqué deux matches sur cinq de L1, est capable, quatre jours après la réception de la Fiorentina, de livrer une prestation aussi dense.


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