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Série de mesures préventives pour juguler la grippe A  dans les écoles

Le vaccin, meilleur moyen de prévention

Le vaccin contre le virus H1N1 de la grippe A sera disponible vers la mi-octobre aux États-Unis, mais ne le sera probablement pas au Liban avant le mois de février, les compagnies pharmaceutiques ne pouvant pas le livrer au gouvernement avant cette date. Mais le ministre de la Santé, Mohammad Khalifé, se montre rassurant. « Les cas que nous avons eu à traiter étaient bénins, rappelle-t-il. Rares sont ceux qui ont nécessité une hospitalisation. Par ailleurs, nous sommes prêts à toute éventualité. Nos hôpitaux le sont et les corps médical et infirmier sont bien préparés. »
Sur un autre plan, les appréhensions concernant les effets secondaires du vaccin, notamment la survenue du syndrome du Guillain-Barré, se sont apparemment dissipées, comme le signale le Dr Philippe Chédid, pédiatre et membre de l'Académie américaine de pédiatrie (AAP). « Les compagnies pharmaceutiques travaillent depuis des mois pour produire ce vaccin et le Center of Disease Control (CDC) aux États-Unis a mobilisé mille spécialistes et employés pour contrôler les effets secondaires, note-t-il. Des expériences ont déjà été menées sur des adultes volontaires. Le vaccin a de même été testé sur de jeunes adolescents et la semaine dernière, le comité responsable des vaccinations au sein du CDC a donné le feu vert pour l'essayer sur les enfants. Jusqu'à présent, tous ces tests menés au cours des deux à trois derniers mois n'ont montré aucun effet secondaire sérieux ou permanent du vaccin. »
Et le Dr Chédid de poursuivre : « Aucun des volontaires n'a, non plus, développé un Guillain-Barré. » Ce syndrome, rappelle-t-on, était survenu en 1976 chez des soldats du Fort Dix à New Jersey, qui ont été vaccinés dans le cadre d'une campagne de masse par peur d'une épidémie de grippe porcine. Le Guillain-Barré est une maladie auto-immune inflammatoire du système nerveux périphérique. Le syndrome apparaît suite à une infection virale entraînant une faiblesse au niveau des membres inférieurs et/ou supérieurs de l'organisme, parfois même au niveau des muscles respiratoires. Le Guillain-Barré s'installe en quelques jours et guérit en général en quelques semaines ou quelques mois. Il est exceptionnel qu'il soit grave ou qu'il laisse des séquelles permanentes.
« Avec toutes ces données, si le vaccin s'avère être sûr et s'il est approuvé par la FDA, le CDC, l'AAP et l'EMEA, je le recommanderai aux parents », déclare le Dr Chédid, expliquant par ailleurs que le Guillain-Barré « qu'on rencontrait rarement avec le vaccin de la grippe saisonnière est presque inexistant depuis des années, puisque les vaccins sont de plus en plus raffinés ».
Le vaccin est le seul moyen de prévention, signale le Dr Chédid, « d'autant que des poches de résistance à l'oseltamivir émergent. Les autorités sanitaires mondiales recommandent de moins en moins le recours à ce médicament en prophylaxie, sauf chez les personnes à haut risque. Il s'agit donc d'une autre raison pour accélérer la vaccination ».

Une ou deux doses ?
A-t-on le droit de brûler les étapes et d'accélérer la production du vaccin ? « Le comité consultatif sur les pratiques d'immunisation (ACIP) au sein du CDC a expliqué que cela est possible parce que le H1N1 est une souche de l'influenza et que les laboratoires ont déjà acquis une expérience dans le domaine en travaillant sur les autres souches au cours des dernières décennies. »
Qu'en est-il de la confusion qui règne dans les milieux scientifiques suite à la mise sur le marché par des laboratoires chinois d'un vaccin unidose, au moment où les grandes compagnies en Europe et aux États-Unis parlaient d'un vaccin à deux doses ? Se référant à un article publié hier dans la version en ligne du New England Journal of Medecine, le Dr Chédid explique dans ce cadre que trois études australienne (soutenue par le ministère australien de la Santé et de la Vieillesse), britannique (soutenue par les hôpitaux universitaires à Leicester) et américaine (soutenue par le CDC) ont conclu qu'« une seule dose du vaccin peut suffire pour immuniser les gens contre le H1N1, mais les enfants pourraient avoir besoin de deux doses ». « Selon ces études, il vaut mieux vacciner un plus grand nombre de personnes avec une seule dose, que de vacciner un nombre plus restreint avec deux doses », précise le Dr Chédid.
Et de remarquer que le CDC recommande fortement que le vaccin de la grippe saisonnière soit administré à tous les enfants de 6 mois jusqu'à l'âge de 18 ans, aux femmes enceintes, aux personnes âgées de plus de 50 ans, ainsi qu'aux personnes souffrant de problèmes respiratoires chroniques, l'asthme à titre d'exemple, de problèmes cardiaques, d'une insuffisance rénale, d'une immunodéficience ou de problèmes endocrinologiques, tels que le diabète, ainsi qu'aux mamans en contact avec des enfants en bas âge et aux agents de santé. « Ce vaccin n'immunisera pas contre la grippe A (H1N1), mais pourrait optimiser les résultats du nouveau vaccin », conclut le Dr Chédid.
Le vaccin contre le virus H1N1 de la grippe A sera disponible vers la mi-octobre aux États-Unis, mais ne le sera probablement pas au Liban avant le mois de février, les compagnies pharmaceutiques ne pouvant pas le livrer au gouvernement avant cette date. Mais le ministre de la Santé, Mohammad Khalifé, se montre rassurant. « Les cas que nous avons eu à traiter étaient bénins, rappelle-t-il. Rares sont ceux qui ont nécessité une hospitalisation. Par ailleurs, nous sommes prêts à toute éventualité. Nos hôpitaux le sont et les corps médical et infirmier sont bien préparés. »Sur un autre plan, les appréhensions concernant les effets secondaires du vaccin, notamment la survenue du syndrome du...