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Série de mesures préventives pour juguler la grippe A  dans les écoles - Pandémie

Série de mesures préventives pour juguler la grippe A  dans les écoles

À la veille de la saison froide, les ministères de la Santé et de l'Éducation ont pris des mesures spéciales pour essayer de limiter la propagation du virus H1N1 de la grippe A au sein des établissements scolaires. Des mesures qui ne peuvent aboutir sans un engagement entier de la part des parents qui doivent faire preuve de vigilance et de sens de responsabilité civile.
À quelques jours de la rentrée scolaire - certains établissements ont déjà entamé l'année - et en ce début de l'automne, la grippe A préoccupe de nouveau les Libanais. Les pays de l'hémisphère Nord se préparent à une nouvelle vague et les parents s'affolent à l'idée que leur enfant puisse « attraper la grippe » à l'école.
Une inquiétude justifiée, si l'on observe la réaction des gouvernements dans certains pays qui ont décidé de reporter la date de la rentrée scolaire. Au Liban, le coordinateur de la Fédération des écoles publiques et privées avait exprimé le souhait que les écoles privées ajournent la date de la rentrée jusqu'à la première semaine d'octobre « pour permettre la mise en application des sessions de formation que suivront les corps enseignant et médical dans les écoles publiques et privées sur les moyens de prévenir la grippe A et l'attitude à adopter face à la maladie ».
Un appel toutefois « inutile », selon le directeur général du ministère de la Santé, Walid Ammar, qui souligne que le ministère se félicitait à l'idée que « l'année scolaire allait reprendre graduellement ».
La panique est également alimentée par les estimations du ministère de la Santé qui a souligné que 40 à 50 % de la population sera contaminée par le nouveau virus H1N1. Un pourcentage qui rejoint d'ailleurs les chiffres annoncés récemment par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), selon lesquels près de 35 % de la population mondiale attrapera le virus.
« Il est normal de recenser un nombre élevé de cas de grippe A parce que tout simplement le virus H1N1 est nouveau et l'humanité n'a pas encore développé une immunité contre lui, explique le Dr Ammar. Un grand nombre attrapera le virus sans toutefois en développer les symptômes. »
« Le risque était plus élevé avec l'affluence des touristes et des émigrés et à ma connaissance, on ne s'est pas privé de plage, ni de festivals, ni de cinémas, poursuit-il. La panique n'a aucun sens. Certes, les précautions sont de mise. Mais il faut que les gens comprennent que d'un point de vue individuel, la grippe A n'est pas plus dangereuse que la grippe saisonnière. Elle s'est même avérée être plus banale. Les deux grippes ont les mêmes symptômes, les mêmes complications et les mêmes traitements. Il ne sert à rien de s'affoler. » D'ailleurs, les cas recensés à ce jour au Liban (plus de 2 000 cas dont 800 confirmés au laboratoire) ont été traités dans leur majorité en ambulatoire. Rares sont les cas qui ont nécessité une hospitalisation. En ce qui concerne les deux cas de décès, ils sont survenus chez des patients qui faisaient partie de la population à risque de développer les complications de la grippe.
« C'est d'un point de vue de la santé publique que le problème se pose, insiste le Dr Ammar. En tant que ministère de la Santé, nous ne souhaitons pas que tout le monde attrape la grippe en même temps pour éviter que le système de santé ne soit encombré, sachant que des mesures sont prises pour éviter autant que possible que le personnel de santé ne soit infecté. »

Mesures dans les écoles
Face à l'affolement des parents, les autorités concernées et les spécialistes rassurent : « Les écoles ne sont pas un vivier à virus. L'enfant risque autant de ramener le virus de la maison vers l'école et vice versa. »
« Nous détecterons certes des cas dans les écoles, confie le directeur général du ministère de l'Éducation, Fadi Yarak. Pour limiter autant que possible les retards scolaires et assurer un bon déroulement de l'année scolaire, nous avons pris, en collaboration avec le ministère de la Santé, les ordres des médecins de Beyrouth et du Liban-Nord, les bureaux de l'OMS et de l'Unicef, une série de mesures que nous estimons suffisantes. »
Ainsi, un million de brochures sur la maladie, son mode de transmission, et les précautions à prendre seront distribuées dans les écoles à l'intention des parents. Ces brochures seront appuyées de spots télévisés et de spots radio. « Des assistants en matière de santé seront disponibles dans les écoles pour répondre aux questions des parents qui désirent avoir davantage d'informations », souligne M. Yarak. De même, des sessions d'information et de formation sont organisées par le Comité national pour la santé scolaire et le Comité de santé scolaire de l'ordre des médecins de Beyrouth à l'intention des médecins scolaires. Une première session a eu lieu samedi dernier à l'ordre des médecins de Beyrouth. Une deuxième se tiendra le jeudi 17 septembre, à l'ordre des médecins du Liban-Nord. Parallèlement, une session destinée au personnel dans les garderies aura lieu le jeudi 17 septembre à l'Université La Sagesse.
« Le corps professoral, les infirmiers, les assistants sociaux dans les écoles bénéficieront également de ces sessions », insiste M. Yarak. Il souligne que les ministères de la Santé et de l'Éducation ont mis en place un système de surveillance épidémiologique pour recenser tous les cas d'absentéisme dans les écoles. Une circulaire a été adressée en ce sens à toutes les écoles privées et publiques, accompagnée d'une liste des noms des médecins de caza. Selon ces recommandations, un enfant malade sera isolé jusqu'à ce que ses parents viennent le récupérer.
« Nous avons aussi émis des recommandations concernant la salubrité dans les écoles. Ainsi, nous incitons les directions de ces établissements à assurer des moyens pour que l'enfant se lave les mains à l'eau et au savon au moins une fois par jour, de même que nous les invitons à nettoyer les pupitres et les tables quotidiennement », ajoute M. Yarak qui affirme que l'eau et le savon sont assurés dans toutes les écoles qui seront toutes dotées d'une machine de fax. De plus, des réunions sont organisées dans les différentes régions pédagogiques en présence de la ministre sortante de l'Éducation, Bahia Hariri, pour cerner le problème.
« Le jour de la rentrée scolaire, une conférence sera donnée à tous les élèves sur la maladie pour leur expliquer les instructions qui figurent dans les brochures », insiste M. Yarak.
« Nous suivons la situation de près, affirme-t-il. Nous avons même improvisé un système de rattrapage scolaire. Nous ne permettrons pas qu'un enfant perde son année à cause de la grippe A. En ce qui concerne la fermeture d'une classe ou d'une école pour une période déterminée, la décision reviendra au ministère de la Santé, et ce sera fait au cas par cas. »

Responsabilité des parents
Nul ne peut contester et critiquer la performance du ministère de la Santé dans la prise en charge de la grippe A. Jusqu'à présent, la situation a été bien contrôlée. Malgré toutes les mesures de prévention prises pour faire face à cette deuxième vague, le ministère de la Santé ne peut pas continuer à agir seul. Pour que les mesures mises en place réussissent et que cette période soit « dépassée dans les bonnes conditions », le citoyen et les parents doivent être conscients du rôle qu'ils ont à jouer. Ils doivent faire preuve de vigilance et de responsabilité civile. Par conséquent, un enfant qui a les symptômes d'une grippe (voir par ailleurs) doit impérativement rester à la maison. Il est de son droit de se reposer et du droit des autres élèves ou enfants dans la crèche de ne pas tomber malades. De leur côté, les directions des écoles et des garderies ne doivent pas accepter un enfant fébrile (température à partir de 38º).
À quelques jours de la rentrée scolaire - certains établissements ont déjà entamé l'année - et en ce début de l'automne, la grippe A préoccupe de nouveau les Libanais. Les pays de l'hémisphère Nord se préparent à une nouvelle vague et les parents s'affolent à l'idée que leur enfant puisse « attraper la grippe » à l'école.Une inquiétude justifiée, si l'on observe la réaction des gouvernements dans certains pays qui ont décidé de reporter la date de la rentrée scolaire. Au Liban, le coordinateur de la Fédération des écoles publiques et privées avait exprimé le souhait que les écoles privées ajournent la date de...